La police encercle le siège d’une milice pro-Iran à Bagdad, trois blessés

La police encercle le siège d'une milice pro-Iran à Bagdad, trois blessés

 La police irakienne encercle mercredi le siège à Bagdad des “Brigades du Hezbollah”, à la suite d’une fusillade entre ces miliciens pro-iraniens et les forces de l’ordre qui a fait trois blessés, dont deux policiers, a affirmé à l’AFP un responsable du ministère de l’Intérieur.

“Une patrouille de police a arrêté une voiture recherchée et quelques minutes après, un convoi des Brigades du Hezbollah est arrivé”, a déclaré ce responsable, sous le couvert de l’anonymat.

“Les hommes à bord des cinq voitures ont tiré, la police a répondu. Deux policiers ont été blessés ainsi qu’un membre des Brigades du Hezbollah. Les forces de sécurité ont aussitôt encerclé le siège de cette organisation où sont retranchés des miliciens”, a-t-il précisé. Une des principales artères, la rue Palestine, était fermée à la circulation.

Les Brigades du Hezbollah, ont été visées en début de semaine par un raid meurtrier dans l’est syrien attribué à Israël, qui avait fait 50 morts syriens et irakiens, à la frontière entre les deux pays.


>>Lire aussi :Iran : l’État dangereux

Cet événement est inhabituel dans la capitale irakienne, où les violences ont fortement décru. Les milices, responsables des pics de violence meurtriers des années 2006 et 2007, ont été fortement réprimées ensuite et nombre d’entre elles se sont dissoutes, avant, pour beaucoup, de se fondre dans les rangs du Hachd al-Chaabi.

Les Brigades du Hezbollah, comme une poignée d’autres milices armées et financées par Téhéran, ont également rejoint cette coalition paramilitaire formée en 2014 à l’appel de la plus haute autorité chiite d’Irak pour bouter le groupe Etat islamique (EI) hors du pays.

Parallèlement, elles ont continué à combattre comme depuis le début en 2011 de la guerre en Syrie voisine aux côtés du régime de Bachar al-Assad.


Les Brigades du Hezbollah ont participé aux côtés des troupes gouvernementales irakiennes à la guerre contre l’EI déclarée, “finie” par Bagdad en décembre.

Leur implication dans les combats en Syrie relève toutefois de l’initiative de leurs commandants, liés à Téhéran, et ne se fait pas sous la bannière du Hachd.