Le champion de kick-boxing, Ayoub Mabrouk, meurt en « clandestin »

Le champion de kick-boxing, Ayoub Mabrouk, meurt en « clandestin »

Le corps de Ayoub Mabrouk, 21 ans, et triple champion national de kick-boxing, a été enterré à Salé le 9 janvier 2019. Il est mort en novembre 2018, en tentant de rejoindre, clandestinement, l’Espagne.

La ville de Salé est en deuil, depuis le rapatriement du corps de Ayoub Mabrouk, un jeune marocain âgé de 21 ans, distingué trois fois champion du Maroc en kick-boxing et mort noyé, le 3 novembre 2018, près de la plage de Barbate, dans la province de Cadix (sud de l’Espagne). Sa passion pour les arts martiaux ne l’a pas empêché de décrocher son baccalauréat et de poursuivre ses études universitaires.

Aucun des parents et amis du défunt n’imaginait que le jeune Ayoub prendrait le risque de monter dans l’une des embarcations de la mort. « Ayoub était connu pour sa gentillesse et sa droiture. Nous sommes très tristes. Jusqu’à maintenant je n’arrive pas à croire qu’il est mort de cette manière », a confié un de ses proches aux médias.

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Son entraîneur, Noureddine Belmalha, regrette, aujourd’hui, que ce jeune homme si talentueux soit mort de cette façon. Belmalha, qui a partagé sur sa page Facebook l’image du cercueil portant le nom de son champion, est aujourd’hui déstabilisé par la perte d’un jeune sportif qui avait commencé sa carrière à l’âge de sept ans, et qui était à ses côtés pendant 14 ans.

« Il m’avait confié qu’il voulait partir à l’étranger pour améliorer ses conditions de vie et réaliser son rêve d’être un grand champion », a confié son coach aux journalistes. Ajoutant qu’Ayoub collectionnait toutes les photos de son idole Badr Hari, et qu’il espérait devenir, un jour, une grande star du kick-boxing comme lui.

Selon l’agence de presse espagnole Europa Press, 18 corps sur les 23 migrants marocains morts noyés, en novembre 2018, ont été rapatriés au Maroc. 5 d’entre eux l’ont été à la deuxième semaine du mois de décembre 2018 et ont été inhumés dans la ville de Kénitra. Les 13 autres ont été enterrés, plus tard, à Salé (9) et à Meknès (4).

Deux autres cadavres ont été inhumés, le 4 janvier 2018 à Salé, tandis que les 3 autres devraient l’être cette semaine, conclut la même source.

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