Les autorités belges déjouent une attaque terroriste en France

Les autorités belges ont annoncé lundi avoir déjoué une attaque terroriste en France impliquant un couple belge d’origine iranienne inculpé de “tentative d’assassinat terroriste”, selon le parquet fédéral.

Le couple, interpellé samedi à Bruxelles et placé sous mandat d’arrêt par un juge d’instruction anversois, était visé par une enquête du parquet fédéral ouverte “sur la base d’informations importantes de la Sûreté de l’État”, a précisé le parquet fédéral, cité par l’agence Belga.

Il s’agit d’un homme de 38 ans et d’une femme de 33 ans qui sont “inculpés de tentative d’assassinat terroriste et de préparation d’une infraction terroriste”, ajoute la même source.

Amir S. et son épouse Nasimeh N. sont suspectés d’avoir voulu commettre un attentat à la bombe samedi à Villepinte, au nord-ouest de Paris, rapporte Belga, précisant que les deux suspects visaient une conférence organisée par le parti d’opposition des “Moudjahidines du Peuple Iranien (MEK)” où 25.000 personnes étaient présentes.


Le couple a été intercepté samedi à bord de son véhicule par les unités spéciales belges, dans la commune bruxelloise de Woluwe-Saint-Pierre.

Lors de la fouille de ce véhicule, “environ 500 grammes de TATP et un mécanisme de mise à feu ont été découverts dans une petite trousse de toilette”.

Le service de déminage de l’armée belge (SEDEE) “a fait sauter cet explosif de manière contrôlée”, indique-t-on de même source.

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Par ailleurs, cinq perquisitions ont été menées samedi dans différentes communes belges, mais dont le résultat n’est pas encore communiqué.

Selon le parquet, l’attentat terroriste a pu être déjoué grâce à “une collaboration entre la sûreté de l’Etat belge et les autorités judiciaires françaises et allemandes”.

L’enquête a notamment permis l’arrestation en France d’un complice présumé qui “a été privé de liberté”, tandis que deux autres personnes ont été remises en liberté après audition.

En outre, un contact du couple a également été interpellé en Allemagne. Il s’agit d'”un diplomate iranien auprès de l’ambassade autrichienne à Vienne”.


A ce stade de l’enquête, il n’y a eu à aucun moment une menace directe contre la Belgique, souligne le parquet fédéral.

Ce constat a été confirmé par le ministre belge de l’Intérieur, Jan Jambon, qui a indiqué, sur son compte Twitter, que le niveau de la menace déterminé par l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM) n’avait dès lors pas évolué.

Le 22 janvier 2018, l’OCAM avait ramené le niveau de la menace terroriste en Belgique de 3 (possible et vraisemblable) à 2 – sur une échelle de quatre -, sauf pour des exceptions ponctuelles.