L’UE presse la Turquie à respecter l’accord sur la migration

migration

L’Union européenne (UE) a appelé la Turquie à respecter ses engagements issus de leur accord signé en mars 2016 pour réduire la migration vers l’Europe, en échange d’une aide financière à Ankara.

Cet appel intervenait lors d’une rencontre, lundi à Bruxelles, entre les présidents de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du Conseil européen, Charles Michel, avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui juge insuffisante l’aide européenne dont bénéficie son pays pour assurer la prise en charge de quatre millions de migrants et de réfugiés, principalement fuyant le conflit en Syrie.

Il est clair que nous avons nos désaccords, mais nous nous sommes parlé franchement (…) C’était une bonne conversation“, a affirmé Mme von der Leyen, tandis que Charles Michel a appelé Ankara, qui joue la carte migratoire pour mettre la pression sur l’Europe en vue d’obtenir son soutien sur la situation en Syrie, à “respecter les engagements” issus de l’accord sur la migration de 2016.

Selon le président du Conseil européen, le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, et son homologue turc, Mevlut Cavusoglu, ont été chargés à l’occasion de cette rencontre “de clarifier la mise en oeuvre de l’accord” UE-Turquie “pour être certain” que les deux parties en ont “la même interprétation“. D’après les chiffres de l’exécutif européen, sur les 6 milliards d’euros d’aide prévue dans le cadre de cet accord, 4,7 milliards ont été engagés dont 3,2 milliards déjà décaissés. Lors de sa visite à Bruxelles, le président turc a également rencontré le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, pour réclamer “un soutien concret” de l’Alliance atlantique dans le conflit en Syrie ainsi que pour face aux millions de réfugiés engendrés par les combats.

A cet égard, M. Stoltenberg a assuré Ankara du soutien de l’OTAN, en faisant part de sa “grande préoccupation” sur les événements à la frontière gréco-turque.