Med COP :Ilyas El Omari ou le devoir de fermeté.

Abdelillah BENKIRANE, perd sa base et sa boussole avec. Il prône sa cohérence avec les orientations de son parti au lieu de jouer son rôle de chef de gouvernement qui devra, plutôt, donner la suprématie aux projets stratégiques du Maroc.

Décidément, le torchon continue de brûler entre Abdelilah Benkirane et Ilyas El Omari. Lors de la Conférence des parties des pays riverains de la Méditerranée sur les changements climatiques MedCOP Climat, le chef de gouvernement a brillé par son absence, pour laquelle il n’a trouvé aucun argument. Il s’agit d’une affaire d’Etat et nullement d’un calcul politicien entre deux partis qui continuent à se bouffer le nez. Avant l’élection de Ilays El Omari à la tête du parti du PAM et pire encore, l’acharnement de Benkirane se renforce jusqu’à l’aveuglement pour perdre la boussole et ainsi perdre le nord de sa géographie de couverture de son service en qualité de chef de gouvernement. Il voulait débouter l’avancée d’Ilyas El Omari, cependant la lettre Royale, confirme son erreur de calcul.

Ilyas El Omari, fin astucieux ou simple président de région lucide et consciencieux des enjeux de l’Etat, adresse un courrier officiel au chef de gouvernement pour l’inviter à l’ouverture de ce forum préparatoire de la COP22, un enjeu majeur, en temps et en consistance. Abdelilah Benkirane rate l’événement et donne des explications furtives qui ne tiennent pas debout afin de justifier pourquoi il ne voulait pas assister à cet important événement de l’Etat !

Les journalistes comme les citoyens se sont posés la question : un événement de cette taille a été ouvert par la lecture de la Lettre Royale en l’absence du chef de gouvernement, est-ce une erreur ou un début de limogeage de Abdelilah Benkirane ? L’événement, pour ainsi dire devra être placé loin du ring des élections, amorcé par le PJD dans le cafouillage et le mélange des idées. Où sont les conseillers éclairés de Abdelilah Benkirane qui doivent lui faire éviter ce genre d’erreurs impardonnables ? Il avait raison de pleurer feu Abdellah Baha qui lui tenait tête pour son intérêt de carrière et celui du parti. 

Nous imaginons qu’il l’a bien fait pour les affaires de l’Etat. Mao Tsé Tong disait : « il faut savoir Madame que plus haut tu montes, plus dure serait la chute ».