Un universitaire grec salue l’approche novatrice de SM le Roi Mohammed VI au sujet de la problématique migratoire

L’Universitaire grec, Nikos Lygeros a salué vendredi l’approche novatrice de SM le Roi Mohammed VI au sujet de la problématique migratoire ces dernières années et ce, afin de développer une vision africaine unifiée.

”Cette vision présentée mercredi lors du sommet UA-UE à Abidjan met le doigt sur les possibilités, les impasses, les enjeux et les perspectives car les flux migratoires ont leurs causes dont il faut en tenir compte”, a souligné, dans une déclaration à la MAP, ce professeur de mathématiques, de management stratégique, de linguistique et d’épistémologie dans les universités et les grandes écoles grecques.

Et de noter que SM le Roi Mohammed VI, en Sa qualité de Leader de l’Union Africaine sur la question de la Migration, a “remis en cause des mythes infondés de ce phénomène”, relevant que “les statistiques montrent, en effet, que la migration africaine n’est pas réellement intercontinentale, irrégulière ni source d’appauvrissement du pays cible, ni distinctive”.

Cela signifie, a-t-il soutenu, qu’il faut avoir “une autre vision de la migration qui n’est, bien sûr, pas nécessairement négative à partir du moment où nous avons une politique constructive et non massive” sur la problématique.


Le chercheur pluridisciplinaire a aussi noté que SM le Roi va présenter au prochain sommet des chefs d’État un plan d’action africain, relevant qu’il est question, “en d’autres termes, d’étudier ce phénomène de manière intelligente pour surmonter les obstacles et trouver des solutions appropriées et efficaces” car “se contenter de dire qu’il s’agit d’un problème ne permet pas de résolution effective. Cette approche pourrait paraître consensuelle mais elle porte en elle une innovation qui la rend plus humaine”.

Il a aussi mis l’accent sur les idées livrées par le Souverain dans son message au 5-ème sommet UA-UE notamment l’élaboration “d’un agenda africain sur la Migration qui présuppose une position africaine cohérente mais aussi quatre niveaux d’actions : national, régional, continental et international”, expliquant que pour le premier, “le Maroc représente un paradigme à suivre sur lequel aucun ne peut surenchérir, en est pour meilleure évidence la régularisation de la situation de plus de 30.000 immigrés menée par Rabat en 2014 et la deuxième opération en cours”.

Pour le niveau régional, l’Union du Maghreb Arabe, si elle existe, est totalement inefficace, alors que le troisième (continental), l’Afrique ne doit plus être segmentée au moment où pour le quatrième, il est nécessaire d’avoir une cohésion et une coordination avec l’Union Européenne, a estimé Lygeros.

Il a, en outre, souligné la nécessité aujourd’hui d’approfondir la réflexion sur la problématique migratoire de manière à trouver des solutions adaptées et durables et ce, dans le cadre d’un débat constructif et apaisé, mettant en avant la portée du plaidoyer de SM le Roi Mohammed VI en faveur de l’unité africaine et aussi pour un réel partenariat entre l’Union africaine et l’Union européenne.