ban600

Une délégation d’entreprises marocaines du secteur de la plasturgie en prospection à Dakar

Une délégation d’entreprises marocaines du secteur de la plasturgie en prospection à Dakar

 Une délégation composée d’une dizaine d’hommes d’affaires marocains représentant neuf entreprises du secteur de la plasturgie a entamé ce mardi une mission BtoB, de trois jours, dans la capitale sénégalaise Dakar. 

Cette mission, initiée par Maroc Export en collaboration avec la Fédération Marocaine de la Plasturgie (FMP), s’insère dans le cadre du Plan d’Accélération Industrielle (2014-2020).

Elle vise le développement du partenariat dudit secteur sur le marché sénégalais et comprend l’organisation d’ateliers de présentation du marché sénégalais et du potentiel de l’offre marocaine, la réalisation d’un programme de rencontres professionnelles entre les entreprises marocaines participantes et de potentiels partenaires sénégalais, ainsi que des visites sur sites.

« Nous sommes neuf opérateurs du secteur de la plasturgie à faire le déplacement à Dakar afin de faire le contact avec les entreprises sénégalaises, dans le cadre de la première mission exploratoire du secteur menée par la FMP au Sénégal », a déclaré à la MAP, son directeur Nabil Souaf.

« La plasturgie est un secteur transversal et nous sommes présents dans tous les secteurs d’activités industrielles et commerciales, en l’occurrence l’automobile, l’aéronautique, l’emballage, l’agroalimentaire (…) », a-t-il relevé.

« Nous nous intéressons énormément au secteur de la plasturgie et souhaitons nouer des contacts avec les opérateurs sénégalais et les associations qui les coiffent en vue de développer des relations de partenariat et d’échange et de chercher des joint-ventures pour essayer de travailler sur le marché africain », a-t-il ajouté.

« Nous produisons pratiquement tous les produits de la plasticulture. Nous avons des capacités énormes de production qui peuvent rendre service à l’agriculture sénégalaise », a-t-il dit, faisant part de l’intérêt exprimé par la Fédération pour l’industrie du bâtiment au Sénégal, étant donné que ce pays est en plein développement et a mis en place un plan ambitieux, à savoir le Plan Sénégal Emergent.

Pour M. Papa Samba Diop, chef du département du marketing intérieur au sein de l’APIX (Agence de la Promotion des investissements au Sénégal), cette rencontre organisée en collaboration avec Maroc Export « nous offre l’opportunité de montrer à nos partenaires marocains ce qui se fait au Sénégal en termes d’investissements ».

« La délégation marocaine est venue en prospection et non pas en investissement. Il n’ y a pas du tout d’inconvénient, car le commerce et l’investissement sont intimement liés », a-t-il dit, estimant que l’objectif majeur de ce genre de missions est d’« apprendre à se connaître ». 

« Le Sénégal consentit des efforts voire des pas de géant dans le domaine de l’horticulture, le tourisme, les BTP, autant d’opportunités d’investissements qui s’offrent à la FMP », a-t-il encore souligné.

Cette mission a pour but de permettre aux entreprises participantes de développer leurs activités sur ce marché, mais aussi de voir les possibilités d’implantation sur le pays et la participation aux appels d’offres internationaux.

L’industrie de la plasturgie et de l’emballage au Maroc se positionne comme étant le deuxième secteur le plus important dans la transformation des industries chimiques. Le secteur occupe une place centrale dans tous les autres secteurs de l’économie : agroalimentaire, automobile, aéronautique, énergie (câblage et sécurité électriques…), informatique et télécommunication, transport hydraulique…, selon un communiqué de Maroc Export.

La plasturgie représente près de 650 sociétés avec 45.000 emplois directs et 300.000 emplois indirects. Elle produit quelque 550 kilotonnes pour un marché évalué à 12,4 milliards de dirhams.

Incontournable pour les économies sur le continent africain, la plasturgie peut s’offrir de belles perspectives à la considération de la taille du marché africain (1,12 milliards d’habitants en 2014), mais aussi et surtout de sa sous-exploitation du secteur par rapport à ses potentialités, conclut le communiqué.

À propos de l'auteur:

Articles qui peuvent vous intéresser

Laissez un commentaire