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Gdim Izik: La Cour accorde la dernière intervention à la défense des accusés

Gdim Izik: La Cour accorde la dernière intervention à la défense des accusés

La chambre criminelle près la Cour d’appel à Salé a donné, mardi, la parole à la défense des accusés poursuivis dans le cadre des événements de Gdim Izik, pour intervenir en dernier, conformément aux dispositions de l’article 427 du Code de procédure pénal.

Cette décision de la Cour intervient après le refus des accusés, aussi bien ceux poursuivis en état d’arrestation que ceux en état de liberté, de rejoindre la salle d’audience pour comparaître devant le juge.

Les 22 accusés avaient refusé de comparaître devant le tribunal depuis la 18ème audience de ce procès, qui a débuté le 26 décembre 2016, après le renvoi de l’affaire devant la Chambre criminelle près de la Cour d’appel de Salé, conformément à l’ordonnance de la Cour de cassation.

Après avoir remercié la Cour de lui avoir accordé le droit de répliquer au réquisitoire du parquet et aux plaidoyers des avocats de la partie civile, dans un souci de garantir un procès équitable en consécration de la décision de la Cour de cassation, en tant que juridiction suprême du Royaume, la défense des accusés a présenté une explication détaillée de la dernière intervention, clôturant les audiences, qui est considérée comme une garantie supplémentaire pour les mis en cause, notant que le législateur marocaine a laissé une marge d’interprétation pour en déterminer le sens. La défense des accusés a également requis l’innocence pour ces derniers, pour manque de preuves à charge, et le rejet par la Cour des demandes de la partie civile principalement et, provisoirement, de se déclarer incompétente pour absence de plainte directe. Le tribunal militaire de Rabat avait prononcé, le 17 février 2013, des peines allant de 20 ans de prison ferme à la perpétuité contre les accusés dans ces violences, poursuivis pour « constitution de bandes criminelles et violences sur les forces de l’ordre ayant entraîné leur mort avec préméditation, mutilation de cadavres et complicité ».

Les violences de Gdim Izik avaient fait 11 morts et 70 blessés parmi les forces de l’ordre et quatre parmi les civils, ainsi que d’énormes dégâts matériels au niveau des établissements publics et des biens privés.

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