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Opposé à tout rigorisme religieux conduisant à l’immobilisme, le Maroc a su adopter une approche dynamique

Opposé à tout rigorisme religieux conduisant à l’immobilisme, le Maroc a su adopter une approche dynamique

Le Maroc, opposé à tout rigorisme religieux conduisant à l’immobilisme, a su adopter une approche dynamique en privilégiant l’effort d’interprétation (ijtihâd) auquel invite une bonne intelligence de l’Islam, a souligné le directeur général de l’Observatoire d’études géopolitiques (OEG) de Paris Charles Saint-Prot lors de la présentation dans la capitale française, de l’ouvrage « Les Constitutions arabes ».

Analysant les facteurs identitaires que l’on retrouve dans les Constitutions arabes, à commencer par l’arabité et l’Islam, M. Saint-Prot a expliqué dans une conférence tenue devant un large public d’étudiants de Sciences Po et de la Sorbonne, que certains pays ont un plus solide héritage historique que d’autres et qu’ils ont davantage su faire prévaloir un modèle plus spécifique, citant le cas du Maroc, constitué en État-nation depuis le IXe siècle.

« Ainsi, un pays comme le Royaume du Maroc, où le Roi est Commandeur des croyants, s’inscrit résolument dans cette vision progressiste conformément à la tradition islamique de la réforme », a-t-il affirmé.

M. Charles Saint-Prot, qui vient de publier un ouvrage sur le thème de « L’État-nation face à l’Europe des tribus » (éditions du Cerf) a également mis en garde contre l’une des principales menaces pour les États arabes à savoir le morcellement, le communautarisme et le séparatisme.

« Voilà bien le danger majeur pour les pays arabes : en Irak, en Syrie, au Liban, au Yémen, en Libye, en Algérie… Souvent il faut voir dans ces facteurs de dissolution, le jeu de puissances étrangères, celles qui veulent que le monde arabe reste faible », a-t-il fait remarquer, relevant toutefois qu’il arrive que des États arabes prêtent eux-mêmes la main à ce jeu, par exemple le régime algérien qui entretient une agitation séparatiste au Sahara marocain.

« C’est une question essentielle puisque dans les pays arabes, comme partout, le défi majeur reste le renforcement de la solidarité et la préservation de l’unité nationale face aux risques de dissolution », a-t-il conclu.

Pour sa part, l’universitaire français Jean-Yves de Cara a fait valoir que SM le Roi Mohammed VI se révèle dynamique et soucieux du développement de Son pays, notant que le redéploiement industriel, le renouvellement des infrastructures du pays et la perspective de l’exploitation des énergies nouvelles au Maroc sont largement attribuées à l’initiative du Souverain, de même que la réforme du statut de la femme et la protection des droits de l’Homme par des institutions et des mécanismes nouveaux.

« A cette politique de développement économique et social spectaculaire et réel, s’ajoute une habile diplomatie en Afrique », a-t-il souligné.

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