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Procès d’Al Hoceima: une nouvelle audience fixée pour mardi prochain

Procès d’Al Hoceima: une nouvelle audience fixée pour mardi prochain

Une nouvelle audience du procès des événements d’Al Hoceima est fixée pour mardi prochain, a indiqué le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca, à l’issue d’une séance tenue vendredi.

Lors de cette audience, qui s’est déroulée en présence de tous les accusés, la défense de la partie civile a insisté sur la nécessité d’une réplique aux vices de procédures, relevés par la défense des accusés, compte tenu qu’ils ont été soulevés devant une juridiction compétente, a-t-il souligné dans une déclaration de presse.

La défense de la partie civile a également rappelé que l’État s’est constitué partie civile au nom des membres des forces de l’ordre agressés, dont certains souffrent d’une paralysie partielle, a-t-il ajouté.

Elle a, en outre, qualifié de « sans fondement » les allégations de torture des détenus qui ont déclaré, ainsi que certains de leurs avocats, n’avoir pas subi d’actes de violence, observant notamment que la loi autorise la force publique à intervenir pour disperser un attroupement armé ou une manifestation non-autorisée sur la voie publique, a poursuivi le procureur général.

La défense de la partie civile a rappelé, à cet égard, que le Maroc a adopté la Convention contre la torture, et a reçu le sous-comité onusien pour la prévention de la torture, qui s’est félicité dans un communique rendu public le 31 octobre 2017 de la législation et des réformes en vigueur en matière de lutte contre la torture.

Les mis en cause sont poursuivis, chacun en ce qui le concerne, de plusieurs chefs d’inculpation, notamment, « atteinte à la sécurité intérieure de l’État », « tentatives de sabotage, de meurtre et de pillage », « réception de fonds, de donations et d’autres moyens matériels destinés à mener et à financer une activité de propagande à même d’attenter à l’unité et la souveraineté du Royaume ».

Ils sont également accusés « d’ébranler la loyauté des citoyens envers l’État marocain et les institutions nationales », « la participation à l’organisation d’une manifestation non autorisée » et « la tenue de rassemblements publics sans autorisation ».

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