Algérie : la pression monte contre Gaid Salah en Europe

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Par Khadija Skalli

Des voix s’élèvent pour exhorter la France et l’Europe à briser le silence observé face à ce qui se passe en Algérie. Elles appellent à soutenir le mouvement de contestation hirak.

La pression monte d’un cran contre le chef d’Etat-major de l’armée algérienne en Europe. Des voix s’élèvent pour exiger une réaction de la part de l’Europe et surtout de la France, jugées « trop silencieuses » face à ce qui se passe en l’Algérie et ce depuis le début de la révolution algérienne le 22 février 2019.

Dans un entretien accordé au média Leparisien.fr, Jean-Pierre Mignard, avocat au barreau de Paris et membre du parti LREM (La République en Marche), réputé ami proche du président français Emmanuel Macron, appelle l’Hexagone à briser ce silence. « Il serait bon que le président de la République prenne la parole sur ce sujet si important », insiste-t-il.

La France « doit prendre acte du fait que les Algériens ont décidé de passer à une deuxième étape de leur histoire politique », poursuit-il.

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Selon maître Mignard, « le silence de la France entraîne donc un silence plus général, alors qu’on assiste à un moment exceptionnel ».  « Beaucoup de pays, notamment de l’Union européenne, tentent d’apprécier ce qu’est la position ou l’analyse française avant de réagir à leur tour », explique-t-il à « Leparisien.fr ».

De son côté, l’enseignant-chercheur à l’université de Californie Santa Cruz Thomas Serres appelle à soutenir le hirak estimant que « les Européens gagneraient à soutenir la révolution algérienne ».

Dans une tribune publiée dans lemonde.fr, l’auteur de « L’Algérie face à la catastrophe suspendue », exhorte la France et l’Europe à « mettre fin à la coopération sécuritaire avec la police et l’armée algériennes tant que celles-ci réprimeront des manifestants pacifiques », à « poursuivre les entreprises corruptrices », à « lancer des enquêtes sur les biens mal acquis », à « publier les documents en possession du fisc » et « rapatrier les capitaux volés au peuple algérien ».