Covid-19 : une menace pour l’industrie aquacole ?

industrie aquacole

A l’heure du coronavirus, l’avenir de l’Industrie aquacole reste incertain. Le Maroc entend tirer profit du potentiel qu’offre ce secteur, mais avec la crise sanitaire actuelle, cette filière perd ses objectifs potentiels.

Ce nouveau virus a provoqué de sérieux remous dans la commercialisation des produits de la pêche. Ce secteur, qui génère plus de 2% de PIB, soit un chiffre d’affaire de 16,3 MMDH (plus de 82% de l’objectif Halieutis, tracé pour l’année 2020 (18 MMDH)), souffre de la pénurie des clients et des besoins en liquidité, vu que c’est l’une des industries les plus coûteuses.

En Europe, des mesures d’urgence ont été mises en place pour la pêche et l’aquaculture. Ces mesures permettent aux États membres et aux collectivités locales de soutenir la filière des produits de la mer avec plus de 100.000 € par entreprise et par an. Toutefois, les professionnels de ce secteur estiment que ces mesures sont insuffisantes et demandent toujours de soutenir cette filière de pêche très touchée par la crise du coronavirus.

Au niveau national, le ministère de l’Intérieur et le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie verte et numérique ont défini une liste des activités commerciales et des services qui vont continuer à offrir aux Marocains les produits de base, durant cette période de crise, notamment la pêche maritime et les marchés de gros du poisson. Les acteurs stratégiques de l’activité aquacole (ANDA, ONP,…), pour leur part, ont contribué au Fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie de coronavirus (Covid-19). En revanche, ces mesures ne sont pas suffisantes. Il faut adopter des mesures d’urgence, en octroyant des fonds de roulement surtout pour les petits commerçants qui se trouvent face à une situation de crise à cause du confinement sanitaire.

Une question qui se rapporte à l’ensemble des problèmes déjà évoqués doit être posée. Pour combien de temps, ces mesures pourraient-elles servir les industries en difficulté ?