Déconfinement: 64% des Français n’enverront pas leurs enfants en classe

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Près de deux Français sur trois (64 %) n’envisagent pas d’envoyer au moins un enfant en classe après le déconfinement prévu à compter du 11 mai prochain, selon les résultats d’un sondage publiés vendredi.

Une proportion similaire de Français (63 %) rejette la réouverture des établissements scolaires tandis que 60% estime que cette mesure a été prise afin de permettre aux parents de reprendre le travail, en pleine épidémie de Covid-19, révèle ce sondage réalisé par Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info.

D’après cette enquête, réalisée par Internet les 22 et 23 avril auprès d’un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française, plus les parents sont modestes, moins ils comptent faire retourner leur enfants à l’école.

Dans le détail, ce choix concerne 17 % des parents les plus modestes (moins de 1.500 euros net mensuels par foyer), contre 36 % de ceux aux revenus moyens (entre 1.500 et 3.500 euros) et 48 % des plus aisés (plus de 3.500 euros).

Sur un autre volet, le respect des gestes barrières dans les écoles, avec fourniture en savon et gel hydroalcoolique, ainsi que la limitation des effectifs à 15 élèves par classe, sont deux mesures qu’une majorité de Français soutient (80 % et 72 % d’entre eux). Mais ceux-ci sont beaucoup moins nombreux (45 % et 42 %) à juger qu’elles s’appliqueront bel et bien.


Le président français Emmanuel Macron avait annoncé le 13 avril dans une allocution télévisée la reprise progressive des cours dans les écoles à compter du 11 mai.

Face aux craintes exprimées par parents, corps enseignant, syndicats et opposition, qui jugent prématuré un retour en classe le 11 mai, l’Elysée a annoncé jeudi que la reprise des cours dans les écoles se ferait sans obligation et sur la base du principe du volontariat.

Il s’agit d’une reprise qui tiendra compte de “trois grands principes“, à savoir; un retour à l’école progressif, concerté, adapté aux réalités, avec une priorité donnée aux “plus jeunes” et aux “enfants les plus en difficulté“, a expliqué l’Elysée.