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Economie mondiale: les faits saillants, selon l’ONU

Le département des affaires sociales et économiques des Nations Unies vient de publier une mise à jour de son rapport 2021 sur la situation et les perspectives de l’économie mondiale, projetant notamment une croissance de 5,4 % pour l’année en cours après une forte contraction de 3,6% en 2020.

Si la Chine et les États-Unis, les deux premières économies, sont sur “la voie de la relance”, les perspectives de croissance restent “faibles et incertaines” dans plusieurs pays d’Asie du Sud, d’Afrique subsaharienne, d’Amérique latine et des Caraïbes demeurent, selon le nouveau rapport. Voici les cinq faits saillants, selon l’ONU, sur l’état actuel de l’économie mondiale:

1. Fort rebond aux États-Unis et en Chine, rythme plus lent dans les pays en développement

Si la production économique des États-Unis et de la Chine devrait connaître une croissance robuste et stimuler la croissance mondiale, de nombreuses économies en développement ne devraient pas retrouver de sitôt les niveaux de production antérieurs à la pandémie. La pandémie est loin d’être terminée pour la plupart des pays en développement où la vaccination progresse lentement et où les pressions budgétaires se sont intensifiées.

2. Situation encore plus précaire des plus vulnérables

Les mesures de confinement et de distanciation sociale ont entraîné d’importantes pertes d’emplois dans les secteurs des services à forte intensité de contacts et de main-d’œuvre, qui emploient principalement des femmes. La pandémie de Covid-19 a également mis en évidence la vulnérabilité de l’emploi informel, qui constitue la principale source d’emplois dans de nombreux pays et qui offre moins de sécurité d’emploi, de protection sociale et d’accès aux soins de santé.

→ Lire aussi : MENA: L’ÉCONOMIE MAROCAINE, UNE DES PLUS DYNAMIQUES À S’ADAPTER AUX CONTRAINTES ET OPPORTUNITÉS LIÉES À LA CRISE COVID

3. Forte reprise du commerce mondial, en particulier en Asie

Le commerce des marchandises a déjà dépassé les niveaux antérieurs à la pandémie, soutenu par une forte demande d’équipements électriques et électroniques, d’équipements de protection individuelle (EPI) et d’autres produits manufacturés. Le commerce des services reste limité par les restrictions imposées aux voyages internationaux. Alors que les exportations des économies asiatiques ont explosé, celles de l’Afrique, de l’Asie occidentale et de la Communauté des États indépendants ont stagné.

4. Les femmes et les filles touchées de manière disproportionnées par la crise

Cette crise a touché de manière disproportionnée les femmes, qui ont subi d’importantes pertes d’emplois et de revenus, contribuant ainsi à l’aggravation des écarts de pauvreté entre les sexes. Accablées par l’augmentation des tâches ménagères, de nombreuses filles et femmes ont abandonné l’école et la vie active. Le retour à l’école et au travail peut prendre plus de temps, voire ne pas avoir lieu du tout pour beaucoup d’entre elles, ce qui creuse davantage les écarts entre les sexes en matière d’éducation, de revenus et de richesse.

5. Davantage doit être fait face à l’impact inégal de la crise sanitaire

Il est urgent que les pays formulent des politiques mieux ciblées, tenant compte de la dimension de genre, afin de favoriser une reprise plus résiliente et inclusive après la crise. Bien qu’elles soient en première ligne de la pandémie, les femmes ont été sous-représentées dans la prise de décision et les réponses de politique économique liées à la pandémie. L’impact sévère et disproportionné de la pandémie sur les femmes et les filles appelle à une politique plus ciblée et à des mesures de soutien pour les femmes et les filles, non seulement pour accélérer la reprise mais aussi pour s’assurer que la reprise est inclusive et résiliente.

( Avec MAP )

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