Environ 30 millions de Britanniques bénéficieront d’un vaccin gratuit contre la grippe d’ici l’hiver

Le gouvernement britannique s’est engagé à fournir un vaccin gratuit contre la grippe à environ 30 millions citoyens du Royaume Uni, par mesure de précaution contre cette maladie saisonnière, qui risque de coïncider avec une deuxième vague de coronavirus durant le prochain hiver.

Cette offre profitera surtout aux personnes âgées de plus de 50 ans et jugées plus vulnérables au nouveau coronavirus, aux familles des travailleurs clés les plus confrontés à la pandémie ainsi qu’aux enfants âgés de plus de 7 ans.

“Il est important de protéger le NHS (service national de santé) pendant les mois d’hiver parce que la maladie de Covid-19 est toujours là et la menace d’un deuxième pic demeure envisageable”, a souligné vendredi le premier ministre britannique, Boris Johnson.

Insistant qu’il est “vital” d’alléger la pressions sur les structures sanitaires, le dirigeant conservateur a ainsi incité “tous” les Britanniques à se faire vacciner contre la grippe “à l’approche de l’hiver”.


Pays le plus endeuillé d’Europe par le coronavirus avec près de 45.000 morts testés positifs, le Royaume-Uni a levé la plupart des restrictions instaurées depuis le confinement décrété le 23 mars pour lutter contre la propagation du virus. Le port du masque est devenu obligatoire dans tous les espaces clos dès ce vendredi en Angleterre.

Les mesures de distanciation sociale et d’hygiène mises en place pour atténuer la transmission rapide de coronavirus devraient, en théorie, avoir également un impact sur l’expansion de la grippe pendant l’hiver.

Souvent banalisée, cette maladie peut dans certains cas être mortelle ou nécessiter un traitement hospitalier, qui risque éventuellement de submerger les hôpitaux et créer des problèmes supplémentaires pour de nombreux pays qui peinent encore à faire face à la pandémie.

Des études scientifiques relayées par les médias ont même suggéré qu’une double infection par le Covid-19 et la grippe peut présenter plus de risque de mortalité pour certaines personnes vulnérables.