France: vers la réduction progressive du dispositif de prise en charge du chômage partiel qui concerne 12,2 millions de salariés

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Le gouvernement français a annoncé, lundi, qu’il allait progressivement réduire le dispositif de prise en charge du chômage partiel, alors que le pays amorce aujourd’hui une reprise de l’activité économique après près de deux mois de confinement dicté par l’épidémie de Coronavirus.

A l’heure actuelle, la France recense plus de 12,2 millions de salariés au chômage partiel en raison de la baisse d’activité induite par les mesures de confinement.

“Aujourd’hui, il y a 12,2 millions de salariés qui sont couverts par le chômage partiel”, soit “six emplois sur dix du secteur privé”, a indiqué la ministre du Travail, Muriel Pénicaud dans des déclarations rapportées par les médias du pays, assurant que ce dispositif avait permis d’éviter une vague de licenciements massifs.

Mais “aujourd’hui, les conditions de la reprise sont là. Donc il n’y a pas tellement de raison que ce soit l’Etat qui continue à payer l’intégralité des salaires de 12 millions de salariés en France”, a affirmé la ministre, soulignant que les entreprises doivent reprendre à leur charge les salaires de leurs employés maintenus au chômage partiel.

“C’est pour ça qu’on va définir je pense dans la semaine quelle est la part de salaire que paiera l’entreprise”, a précisé la ministre, en soulignant que ce montant n’était “pas encore décidé” et qu’il « sera modeste dans un premier temps mais progressif”.


En raison du déconfinement, le gouvernement a prévu que les entreprises contribuent dans des “proportions raisonnables” aux salaires des employés maintenus au chômage partiel, après le 1er juin, l’objectif étant d’inciter à la reprise d’activité.

Le chômage partiel restera néanmoins pris en charge “à taux plein” dans certains secteurs comme l’hôtellerie et la restauration, qui ne sont pas encore autorisés à reprendre leur activité.

La France a entamé lundi son premier jour de déconfinement avec une reprise de l’activité économique à l’exception des cafés et des restaurants, une reprise destiné à relancer la machine après près de deux mois de confinement qui pourraient se traduire par la perte de 6 points du PIB français, selon l’Insee.

Face au lourd impact économique de l’épidémie du Covid-19, le Parlement a adopté un deuxième plan d’urgence de 110 milliards d’euros proposé par le gouvernement.


Ce plan porte notamment à 24 milliards d’euros les crédits destinés à financer le chômage partiel et hisse à 7 milliards d’euros le fonds de solidarité en faveur des très petites entreprises et des indépendants.