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Google accusé de violations des données personnelles d’utilisateurs par 7 pays

Google accusé de violations des données personnelles d’utilisateurs par 7 pays

Les agences de consommateurs des Pays-Bas, de Pologne et de cinq autres pays de l'Union européenne mettent la pression sur Google qui est mis en cause dans des pratiques de surveillance des déplacements de ses utilisateurs.

Les régulateurs de la protection des données personnelles et donc de la vie privée des utilisateurs de nouvelles technologies ont été expressément mandatés afin de prendre des mesures contre le géant d’internet. Une mesure qui fait écho à la nouvelle législation du bloc européen pour plus de protection des données de ses citoyens.

Aux États-Unis, Google fait déjà l'objet d'une poursuite en justice pour le suivi présumé des utilisateurs de téléphones, quels que soient les paramètres de confidentialité.

Ce sont des recherches effectués par les autorités norvégiennes qui ont poussé les groupes de consommateurs de plusieurs pays (République tchèque, Grèce, Norvège, Slovénie et Suède) à déposer plainte auprès des instances nationales de protection des données personnelles.

Le lobby des consommateurs, le BEUC (European Consumer Organization), affirme que Google utilise diverses méthodes pour encourager les utilisateurs à activer des paramètres intégrés recueillant des informations personnelles d’utilisateur.

"Ces pratiques déloyales laissent les consommateurs dans l'ignorance quant à l'utilisation de leurs données personnelles", a déclaré le BEUC, s'exprimant au nom des groupes de consommateurs des pays.

→ Lire aussi : Google investit 700 millions de dollars dans un data center écologique danois

«Ces pratiques ne sont pas conformes au règlement général sur la protection des données (GDPR), Google n’ayant pas de base légale valable pour le traitement des données en question. Le rapport montre en particulier que le consentement des utilisateurs fourni dans ces circonstances n’est pas librement donné », a déclaré l’instance.

Le GDPR, qui permet aux utilisateurs de contrôler leurs données, prévoit des amendes pouvant aller jusqu'à 4% des revenus globaux des entreprises qui enfreignent les règles. Ce qui représenterait plus de 4 milliards de dollars sur la base des dépôts de Google en 2017.

Interrogé sur les réclamations des groupes de consommateurs, un porte-parole de Google a déclaré à Reuters : «L'historique de localisation est désactivé par défaut et vous pouvez le modifier, le supprimer ou le suspendre à tout moment. Si cette option est activée, elle contribue à améliorer des services tels que le trafic prévu sur votre trajet. »

"Si vous le suspendez, nous vous précisons que, selon les paramètres de votre téléphone et de votre application, nous pourrons toujours collecter et utiliser les données de localisation pour améliorer votre expérience Google."

«Nous travaillons constamment à améliorer nos contrôles et nous lirons attentivement ce rapport pour voir s'il y a des choses que nous pouvons prendre en compte», a-t-il déclaré.

Pour rappel, au Maroc, l’instance qui s’occupe de cette question est la Commission Nationale de Contrôle de Protection des Données à Caractère Personnel (CNDP). Sa mission a pour objectif principal de veiller au respect des libertés et droits fondamentaux des personnes physiques à l'égard des traitements de données à caractère personnel. Les objectifs de la Commission quant à la protection de la vie personnelle numérique peuvent être résumés en 5 grands axes que sont l’information et la sensibilisation, le conseil et la proposition, la protection, le contrôle et l’investigation et la veille juridique et technologique.

Abdellah Chbani avec Reuters

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