La démocratie économique à l’épreuve de Covid-19 au Maroc 

Maroc

Pour caractériser l’économie sociale et solidaire (ESS), il faut que les organisations mesurent l’efficacité de leur « fonctionnement interne » ou bien de leur « démocratie économique ». A l’heure de la pandémie Covid-19, les pratiques organisationnelles et décisionnelles sont changées et juxtaposées, s’appuyant sur une communication différente et une solidarité remarquable. 

La période actuelle constitue une opportunité pour les pouvoirs publics de « reformuler » et de consolider de nouvelles pratiques, permettant de mettre en évidence les causes profondes du Royaume et les réponses stratégiques à cette crise sanitaire et économique. C’est là où on peut illustrer la « complémentarité » et la profonde relation entre la démocratie politique et celle économique.

Depuis le début de cette crise inédite, SM le Roi Mohammed VI a donné un nouvel élan à la lutte contre la propagation du virus, en instaurant une stratégie bien définie, basée sur des décisions éclairées, notamment la création du fonds spécial pour financer la crise et l’adoption des mesures préventives pour limiter les dégâts causés aux principaux secteurs économiques du Royaume, par l’arrêt de l’activité économique nationale.

Le confinement de l’économie nationale était une décision difficile, certes, mais judicieuse car grâce à cette mesure barrière, la situation pandémique au Maroc, est actuellement sous contrôle et le gouvernement a obtenu la clé pour préparer le plan adéquat de déconfinement. Notons que le Chef du gouvernement, Saâdeddine El-Othmani, a dévoilé le mardi 09 juin, la réponse très attendue par les Marocains sur la date et les procédures du déconfinement, ensuite plusieurs communiqués conjoints du ministère de la Santé et de l’Intérieur sont tombés annonçant l’allègement de ces mesures dans plusieurs provinces et préfectures et expliquant les procédures du déconfinement.

Rappelons, également que lors d’une réunion du Conseil de gouvernement tenue en vidéoconférence, M. El Otmani a indiqué que « le gouvernement, sous la conduite clairvoyante de SM le Roi, a œuvré de manière cohérente et positive, à la faveur des différents secteurs ». Dans ce cadre, les autorités publiques ont instauré un plan d’allègement des procédures du déconfinement progressif, adoptant « une approche régionale et provinciale » pour profiter des zones qui ont réussi à combattre la pandémie.


Cette stratégie démontre que ce genre de pratiques et de décisions pourrait classer le Maroc parmi les pays leader en démocratie politique et économique. Une philosophie socio-économique qui pourrait être réalisée et accomplie sur le plan réel, sauf si les principaux secteurs moteurs de l’économie nationale, à savoir le secteur agricole, énergétique et industriel sont démocratisés au sens large.