L’Algérie menacée de grave crise économique

L’Algérie menacée de grave crise économique

Par Khadija Skalli

L’Algérie pourrait être touchée par une crise économique sans précédent. L’alerte a été donnée par l’ancien chef du Gouvernement Ahmed Benbitour.  Selon lui,  le pays voisin « n’aura plus de réserves de change » à partir de 2021.

La situation en Algérie est fort inquiétante. Le pays voisin risque une véritable crise économique, si la paralysie politique perdure. L’ancien chef du Gouvernement Ahmed Benbitour tire la sonnette d’alarme. La situation est telle qu’à partir de 2021, l’Algérie « n’aura plus de réserves de change » pour couvrir le déficit de sa balance des paiements.

« Le déficit commercial a été couvert par les réserves de change. À partir de 2021, il n’y a plus de réserves de change. On n’aura pas les moyens pour importer sachant que nous importons 75% des calories que nous consommons.  Le plus grand problème est de gérer la période entre 2021 et 2024 », a-t-il averti, dans un entretien à la Radio nationale, rapporte TSA.

→ Lire aussi : Algérie : Qu’advient-il de Saïd Bouteflika ?

Pour éviter au pays un marasme économique, des réformes urgentes sont requises. L’Algérie est appelé à revoir sa politique économique et non à initier des ajustements. Tout d’abord, le pays a besoin de trouver une solution urgente à sa crise politique.

M.Benbitour lance un appel au pouvoir et au peuple algérien pour trouver rapidement un terrain d’entente. « Il est indispensable, dans les plus brefs délais, pour le mouvement populaire de désigner ses représentants et de se doter d’un programme capable de sortir le pays de la crise. Le régime doit comprendre qu’il doit négocier avec la rue et la rue doit comprendre qu’elle doit négocier avec le pouvoir, pour changer le régime et non pas les personnes », a-t-il précisé. Pour cela, l’ancien chef du Gouvernement insiste sur l’application des articles 7 et 8 de la Constitution comme l’exige le peuple algérien. Ce dernier n’est pas prêt à jeter l’éponge.

Après plusieurs semaines de manifestation, le mouvement de contestation contre le système ne faiblit pas. Encore une fois, ce matin du mardi 16 avril, les étudiants investissent la rue pour manifester leur colère et leur refus des élections prévues pour le 4 juillet.

Les Algériens sont dans l’expectative. Ils attendent avec impatience le discours du chef d'état-major Gaïd Salah.

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