Le leadership du Maroc au niveau africain en matière de migration s’est traduit par plusieurs actions

 Le leadership du Maroc au niveau africain en matière de migration s’est traduit par plusieurs actions d’envergure, notamment à travers sa contribution substantielle au débat international sur cette question et l’harmonisation de sa politique migratoire avec les nouveaux défis imposés par ce phénomène, a indiqué l’ambassadeur du Maroc au Vietnam, Azzeddine Farhane.

Intervenant lors d’un séminaire international organisé, mercredi à Hanoï, par l’Institut des études pour l’Afrique et le Moyen-Orient (IAMES) relevant de l’Académie des sciences sociales du Vietnam (VASS) sous le thème “Le flux migratoire au Moyen-Orient et en Afrique du Nord : influences et réponses politiques“, M. Farhane a souligné l’engagement du Royaume à mettre en place une coordination africaine en matière d’immigration visant à lutter contre le trafic des êtres humains, créer les conditions d’une intégration des migrants en garantissant leurs droits fondamentaux et présenter des réponses adéquates aux défis et aux opportunités de ce phénomène.

Après avoir rappelé que SM le Roi Mohammed VI, en tant que leader africain dans ce domaine, a posé les premiers jalons d’un Agenda africain sur la migration, en juillet 2017, à travers la note préliminaire présentée lors du 29ème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, M. Farhane a passé en revue les fondements de la politique migratoire cohérente, compréhensive, humanitaire et responsable du Maroc, ainsi que la contribution substantielle du Maroc au débat international sur la question de la migration.

A cet égard, il a souligné l’importance du discours de SM le Roi Mohammed VI lors du 5ème Sommet Union africaine-Union européenne, tenu le 29 novembre dernier à Abidjan en côte d’Ivoire, dans lequel le Souverain a corrigé quatre mythes relatifs à l’immigration qui ont obstrué le développement d’une politique appropriée dans ce domaine, à savoir que sur 5 migrants africains, 4 s’installent dans un pays du continent, que l’immigration clandestine ne représente que 20% du flux migratoire international, que la migration n’appauvrit pas les pays d’accueil, car 85% des revenus des migrants restent dans les pays d’accueil, et qu’il n’y a plus de distinction entre les pays émetteurs de migrants, les pays de transit et les pays de destination.


La contribution du Maroc aux actions internationales en matière d’immigration, son engagement dans les efforts continentaux en la matière, l’adoption d’une politique nationale d’intégration des migrants et son adhésion aux conventions internationales pour traiter de cette question font de lui un acteur et un partenaire incontournable pour assurer la paix, la stabilité et la sécurité au niveau mondial, a-t-il conclu.

Pour sa part, Le Phuoc Minh, directeur général de l’IAMES, a indiqué dans une déclaration à la MAP que le Maroc a fait montre d’un sens élevé de responsabilité, non seulement à travers l’accueil des migrants, mais surtout à travers la présentation de solutions concrètes à leurs problèmes en garantissant leurs droits fondamentaux, saluant la contribution du Royaume à cet égard.

Il a relevé que la problématique de l’immigration impose des défis importants dans le domaine économique et social, appelant à adopter une approche globale susceptible de faire face à ces défis.

Dans ce sens il a estimé que chaque pays doit avoir une vision et une approche du phénomène de l’immigration basées sur des fondements humains et non politiques.