Les cellules de prise en charge des femmes et des mineurs victimes de violence, un mécanisme d’accompagnement moral instauré par la DGSN

Les cellules

Les cellules de prise en charge des femmes et des mineurs victimes de violence se veulent un mécanisme d’accompagnement moral, instauré par la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) et un moyen de garantir une protection efficace de ces personnes, a indiqué la commissaire divisionnaire, Mariama Laraki.

Ces cellules sont dédiées au soutien et à l’orientation des victimes, conformément aux nouvelles dispositions prévues par la loi 103-13, et ont été renforcées par des ressources humaines de sexe féminin pour apporter un appui psychologique aux victimes et les aider à dévoiler leurs souffrances, ainsi que d’établir les inspections nécessaires, a expliqué Mme Laraki dans un entretien à la MAP dans le cadre de la 3ème édition des Journées Portes Ouvertes (JPO) de la DGSN, ouvertes mercredi à Tanger.

Elles ont aussi pour missions de coordonner l’action de la DGSN au niveau interdépartemental avec les organismes étatiques et la société civile, de développer des partenariats avec les parties prenantes, de mutualiser les moyens et de coordonner les actions entreprises, a-t-elle précisé.

La responsable a noté, toutefois, que dans certains cas les victimes n’arrivent pas à se confier en raison de la culture de “Hchouma” (pudeur) qui règne dans la société marocaine.

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Depuis octobre 2007, la DGSN a créé et généralisé, au niveau des services de la police judiciaire, des cellules d’accueil des femmes et des mineurs victimes de violence, dans l’objectif d’écouter et de prendre en charge ces personnes, dans le respect de leur dignité et leur droit à la protection, a-t-elle poursuivi.

Il s’agit également d’analyser les données recueillies, de formuler des recommandations, d’encadrer, d’orienter, d’élaborer et d’éditer des guides et des manuels, ainsi que de programmer des formations initiales, continues et spécifiques.

Au total ce sont 132 cellules dans le royaume, chacune composée de deux interlocuteurs uniques qui sont chargés de la réception des plaintes des victimes de violence. Une attention particulière est accordée à la formation continue profitant à l’ensemble du personnel en contact avec les enfants en particulier.

La 3ème édition des portes ouvertes, qui s’étale sur 5 jours, comprend un total de 16 stands thématiques décrivant les différentes missions de la DGSN en tant que service public, et ce en termes de prestations rendues aux citoyens et aux visiteurs, ainsi que les différents métiers de la police.

Un espace histoire, art et culture sera également au programme afin d’illustrer l’évolution des outils de travail et les infrastructures, aux côtés d’une exposition des ouvres littéraires et artistiques produites par les policiers.

En outre, ces JPO verront également l’organisation de 8 démonstrations en direct illustrant les techniques d’intervention opérées par les différentes unités opérationnelles, telles que la protection rapprochée, la maîtrise de la conduite des engins à moteur, la police montée, la police cynotechnique, le self-défense et les opérations de gestion de crise ou d’incident majeur.

Un total de 7 ateliers interactifs de sensibilisation et d’information sur les sujets concernant directement le citoyen tels que la fraude documentaire, la contrefaçon des billets de banque, la cybercriminalité et le portrait-robot seront mis à la disposition des visiteurs, outre un espace ludique de sensibilisation et de divertissement dédié aux jeunes et un espace pédagogique et ludique dédié à cette même tranche d’âge.

Cette édition sera aussi l’occasion d’organiser 7 tables rondes sous forme de présentation et de débats autour de thématiques d’actualité, à savoir, “la moralisation, pilier principal de la stratégie sécuritaire”, “Urbanisme et sécurité”, “Rôle du médecin de la DGSN dans le domaine de la médecine légale”, “Opération Marhaba: une police interactive au service des Marocains résidant à l’étranger”, “Réflexion sur le référentiel Sécurité et Droits de l’Homme”, “Lutte contre la cybercriminalité” et “Preuve scientifique en matière pénale”.