Les TPME au centre des préoccupations du nouveau modèle de développement.

Les TPME au centre des préoccupations du nouveau modèle de développement.
Les TPME au centre des préoccupations du nouveau modèle de développement.

Difficultés d’accès au financement, délais de paiement, manque d’encadrement sont les obstacles qui freinent aujourd’hui le développement des TPME marocaines. Cette catégorie d’entreprises continue de se heurter à un marché fortement concurrentiel qui affecte leur développement. Dans ce cadre, l’École de Management ESCA a organisé, à Casablanca, une table ronde au sujet de la place des TPME dans le nouveau modèle de développement.

Le Magazine Libre Entreprise a organisé, en partenariat avec la Caisse Centrale de Garantie (CCG), jeudi 19 décembre, à l’École de Management ESCA, à Casablanca, le premier Rendez-vous TPME sous le thème : « Quelle place pour la TPME dans le nouveau modèle de développement ?».

Cette initiative s’inscrit dans la ligne de l’installation de la nouvelle commission en charge du nouveau modèle de développement. Dans ce cadre, les organisateurs ont voulu jeter la lumière sur les enjeux que connaît la TPME au Maroc, dans le but de traiter les pistes permettant de développer et accompagner les TPME.

Selon une enquête récente du HCP, les TPE-PME sont les entreprises les plus confrontées aux obstacles d’accès au financement, précisant que dans l’ensemble, 63% des TPE sont insatisfaites des services proposés par les institutions bancaires. Ainsi, la participation des TPME dans la création de la valeur ajoutée globale ne dépasse pas les 40%. Pis encore, les PME représentent à peine 1% des entreprises exportatrices.

Face à cette situation critique, Mouna Lebnioury, la DG de Bank Al Yousr, appelle les entreprises à « faire le bon choix des idées de projets, parce qu’il y a énormément de moyens pour les accompagner». Ajoutant que, les banques et les écoles comme l’ESCA doivent se concorder et offrir des « formations managériales », pour développer des solutions et des outils permettant de développer les PME.


De son côté, le secrétaire général de la CCG, M. Taoufiq Lahrech a recommandé “l’élargissement du maillage de couverture des banques” sur les différentes villes du Royaume, pour sensibiliser et informer les porteurs de projets sur les différents fonds et offres proposées par les institutions financières.

Par ailleurs, cette rencontre s’aligne avec l’appel royal à accorder « une attention particulière aux petites et moyennes entreprises qui représentent 95% du tissu économique national », souligne le Souverain dans son discours à l’occasion du 19e anniversaire de son intronisation.

« Outre l’engagement des banques auprès des grandes entreprises en termes d’appui et de financement, Nous les incitons à s’acquitter de la mission prépondérante qui leur échoit en matière de développement. Pour cela, elles doivent notamment simplifier et faciliter les procédures d’accès au crédit, s’ouvrir davantage aux autos entrepreneurs, financer les petites et moyennes entreprises », insiste le Souverain dans le même discours.