L’initiative allemande d’imposer des sanctions contre la Russie pour des actes infondés de piratage informatique nuit à la relation bilatérale

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L’initiative du gouvernement allemand d’imposer des sanctions au niveau de l’Union européenne contre des personnes physiques et morales russes en relation avec des accusations non prouvées de piratage informatique nuit à la relation bilatérale, a indiqué lundi le ministère russe des Affaires étrangères.

« Moscou évalue négativement l’initiative du gouvernement allemand au niveau de l’UE d’imposer des « cyber-sanctions » contre des personnes physiques et morales russes en relation avec des accusations sans fondement concernant le piratage des ressources informatiques du Bundestag en 2015 », a noté la diplomatie russe dans un communiqué.

Le ministère a noté que la Russie s’attend à ce que l’Allemagne fournisse des preuves irréfutables et vérifiables pour appuyer ces accusations « très sérieuses », soulignant que de telles actions ne pouvaient que nuire au dialogue russo-allemand sur les questions bilatérales et internationales.

L’Union européenne a imposé le 30 juillet dernier des sanctions, dans le cadre du régime simplifié de sanctions contre les cyberattaques, créé il y a un an, à l’encontre de structures et citoyens russes et chinois, prétendument impliqués dans des cyberattaques.

La liste des personnes physiques et morales faisant l’objet de sanctions comprend six personnes et trois organisations ou organes qui sont « responsables, soutiennent ou sont impliqués dans des cyberattaques », dont le Centre russe principal des technologies spéciales qui, selon l’UE, fait partie de la direction principale de l’état-major général des forces armées russes et quatre citoyens russes.