L’ONU se félicite à nouveau de la tenue du dialogue libyen à Bouznika et “prend note” du communiqué final conjoint

Le ministre des affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, M.Nasser Bourita intervenant à l'issue de la clôture du dialogue libyen qui s'est déroulé du 06 au 10 septembre à Bouznika, entre les délégations du Haut conseil d’État libyen et le parlement de Tobrouk. 10092020-Bouznika

L’organisation des Nations-Unies s’est félicitée, de nouveau vendredi, de la tenue cette semaine à Bouznika, au Maroc, du dialogue libyen entre les délégations du Parlement et du Haut Conseil d’Etat de ce pays maghrébin, tout en prenant note du communiqué final conjoint ayant sanctionné ces pourparlers.

“Nous nous félicitons de chaque initiative et effort politique inclusif pour soutenir un règlement pacifique de la crise en Libye. Cela inclut les efforts récents du Royaume du Maroc, impliquant des délégations du Haut Conseil d’Etat et de la Chambre des représentants”, a déclaré Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général de l’ONU.

“Nous prenons note du communiqué final conjoint publié par les participants à la fin de la réunion ainsi que de leur projet de reprendre le dialogue plus tard ce mois-ci”, a ajouté le porte-parole dans une déclaration envoyée aux représentants des médias internationaux accrédités à New York.

Les séances du dialogue libyen ont réuni les délégations du Haut conseil d’État et le Parlement de Tobrouk avec l’objectif de maintenir le cessez-le-feu et ouvrir des négociations pour mettre fin aux conflits entre les protagonistes libyens.

Au lendemain du lancement de ce dialogue, l’ONU avait salué le “rôle constructif” du Maroc qui a contribué depuis le début de la crise libyenne aux efforts visant à parvenir à une résolution pacifique du conflit en Libye.


“Depuis le début de la crise libyenne, le Royaume du Maroc a joué un rôle constructif et a contribué aux efforts de l’ONU visant à parvenir à une résolution pacifique au conflit libyen”, a déclaré en début de semaine le porte-parole du chef de l’ONU.

“L’accord politique libyen signé en 2015 à Skhirat témoigne de l’engagement résolu du Maroc à trouver une solution à la crise libyenne aux côtés des Nations-Unies”, a-t-il affirmé.

“Nous sommes convaincus que cette dernière initiative du Maroc aura un impact positif sur la facilitation par l’ONU du dialogue politique détenu et dirigé par les Libyens”, a encore dit le porte-parole.

Et d’ajouter que le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, “soutient toutes les initiatives qui permettraient de faire progresser et de compléter les efforts de paix en cours” pour la résolution de la crise libyenne.


De leur côté, les délégations du Haut Conseil d’État libyen et du Parlement de Tobrouk ont exprimé, jeudi à Bouznika, leurs remerciements et leur gratitude pour les efforts du Royaume du Maroc dans la relance du dialogue libyen, ainsi que pour sa position impartiale.

Dans le communiqué final conjoint, les deux délégations avaient annoncé qu’elles sont parvenues à un accord global sur les critères et les mécanismes transparents et objectifs pour occuper les postes de souveraineté.

Elles ont également convenu de poursuivre ce dialogue et de reprendre les réunions durant la dernière semaine de septembre afin d’achever les mesures nécessaires qui garantissent l’application et l’activation de cet accord.

Les deux parties ont de même exhorté l’ONU et la communauté internationale à soutenir les efforts du Maroc visant à réunir les conditions adéquates et à créer un climat propice pour parvenir à une solution politique globale en Libye.


Le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU s’est également félicité de “la tenue des pourparlers à Montreux, en Suisse, avec les principales parties prenantes libyennes”.

“Sur la base de ces consultations et d’autres, la Mission d’appui des Nations-Unies en Libye (MANUL) lancera les arrangements nécessaires pour reprendre le Forum de dialogue politique libyen pleinement inclusif, qui s’est réuni pour la dernière fois à Genève en février 2020. Les Nations-Unies demandent à la communauté internationale de soutenir ce processus”, a-t-il conclu.