Malgré la pandémie, Trump attendu à la tribune de l’ONU pour vanter sa politique étrangère

l'ONU

Malgré la pandémie du Covid-19 qui a obligé l’organisation des Nations-Unies cette année à tenir virtuellement une bonne partie de la semaine de haut niveau de la 75è session de l’Assemblée générale, le président Donald Trump pourrait être tenté de faire le déplacement mardi prochain à New York pour adresser en personne cette messe mondiale et vanter les réalisations de sa politique étrangère, à quelques semaines de l’élection présidentielle américaine du 3 novembre.

Trump avait, en effet, laissé entendre le mois dernier qu’il pourrait faire le déplacement au siège de l’ONU alors même que l’Assemblée générale avait décidé cette année que les discours traditionnels prononcés par les chefs d’Etat et de gouvernement seraient préenregistrés et diffusés lors des séances du Débat général.

Un tel déplacement à New York du président Trump, qui aspire rempiler pour un second mandat à la Maison Blanche face à l’ancien vice-président et candidat démocrate Joe Biden, est interprété par les observateurs comme faisant partie de la stratégie de campagne électorale du milliardaire américain pour mettre en avant les réalisations de son administration en matière de politique étrangère.

Ainsi, Donald Trump, même si son déplacement au siège de l’ONU n’est pas encore totalement confirmé, devrait vraisemblablement évoquer la ligne dure adoptée par son administration vis-à-vis de la Chine et de l’Iran, un discours qui trouve écho auprès de la base électorale du candidat républicain, notamment l’aile droite du parti.


L’actuel locataire de la Maison Blanche ne manquera pas aussi de vanter le rôle clé qu’il a joué dans les accords de normalisation des relations entre Israël et deux pays du Golfe, à savoir les Emirats arabes unis et le Bahreïn.

Le président Trump a été nominé pour le Prix Nobel de la Paix pour son rôle dans la conclusion de ces accords, une nouvelle annoncée en grande pompe par la Maison Blanche au début du mois.

Cependant, la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU risque de n’être que l’ombre d’elle-même cette année, en ce sens que la plupart des réunions et conférences devant se tenir de manière virtuelle ou hybride avec un nombre très limité de participants.

La salle de l’Assemblée générale, où le président Trump avait prononcé ces trois dernières années son discours devant les autres leaders mondiaux, ne sera pas non plus bondée de monde la semaine prochaine. Mesures de distanciation physique obligent, seul un représentant de chaque Etat membre (généralement l’ambassadeur) sera autorisé à y être présent.


Mais le discours que le président devra prononcer sera repris et retransmis par les chaînes de télévision américaines. Une aubaine pour la campagne électorale de M. Trump qui s’active pour réduire l’écart dans les sondages avec son rival à quelques semaines du scrutin.