Les médecins résidents maintiennent leur mouvement de grève

Les médecins résidents algériens ont décidé de poursuivre leur mouvement de grève jusqu’à satisfaction de leurs revendications par le gouvernement, a affirmé, dimanche, le président du Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA), Mohamed Taileb.

Le Collectif a décidé, à l’issu de plusieurs Assemblées générales tenues au niveau des CHU, de «maintenir le mouvement de grève jusqu’à satisfaction des revendications soulevées au gouvernement», a déclaré Taileb à la presse, notant que le ministère de la Santé «ne peut prendre seul de décisions puisque les revendications concernent d’autres secteurs». Le président du Collectif a, par ailleurs, regretté que «les revendication des médecins résidents n’aient pas été prises en charges depuis des années, malgré les mouvements de protestation de 2011 et 2015 et cette grève entamée depuis deux mois».

A rappeler que la réunion de samedi entre le ministre de la Santé et les représentants des médecins résidents a permis de parvenir à un accord sur certaines revendications, tandis que d’autres sont restées en suspens, notamment celle liée au service national qui n’est pas des prérogatives du ministère de la Santé. L’Algérie a vécu ces dernières semaines L’Algérie au rythme d’imposantes manifestations des médecins contre la sauvagerie avec laquelle les forces de police ont réprimé, il y a deux semaines, le sit-in des médecins résidents du CHU Mustapha Bacha d’Alger.

En réaction à cette «provocation de trop», des dizaines de milliers de médecins résidents ont à plusieurs reprises marché, dans plusieurs villes algériennes, particulièrement à Oran et en Alger, pour dénoncer l’insouciance du gouvernement face à leurs revendications légitimes et se solidariser avec leurs confrères du CHU Mustapha Bacha d’Alger.


De véritables marées humaines ont battu le pavé, ces derniers jours, surtout à Oran où des milliers de blouses blanches, des médecins résidents mais pas seulement, ont participé à la marche nationale. La marche revêtait un caractère particulier après les répressions policières, décriées de toutes parts, qui avaient entaché la tentative de marche d’Alger, et la réaction sur le terrain est venue de tous les corps de la santé.