Ouverture à Amman d’un congrès international sur l’architecture moderne dans le monde arabe

Les travaux de la cinquième édition du congrès international d’architecture se sont ouverts mardi à Amman, sous le thème “l’architecture moderne dans le monde arabe : opportunités et défis”, avec la participation d’une pléiade de chercheurs et de spécialistes venant de plusieurs pays, dont le Maroc.

Ce congrès, organisé deux jours durant par le syndicat des architectes jordaniens, débattra des dernières nouveautés scientifiques et techniques dans le domaine de l’architecture.

Il vise également à mettre la lumière sur plusieurs aspects de ce domaine, dont l’enrichissement du savoir-faire architectural arabe moderne, la discussion du concept d'”architecture moderne” dans le monde arabe et de la problématique de l’identité dans l’architecture moderne, outre la sensibilisation quant à la question d’architecture dans le monde arabe.

Lors de l’ouverture du congrès, le ministre des Travaux publics et du Logement jordanien, Sami Halaseh, a mis l’accent sur l’importance de ce congrès qui vise à débattre de l’état des lieux de l’architecture arabe et de la possibilité de créer un métissage entre l’architecture moderne et celle arabo-musulmane tout en préservant le patrimoine des villes historiques.


Il a insisté dans ce sens sur l’importance de conjuguer les efforts des pays arabes afin de préserver le patrimoine architectural arabe face aux enjeux actuels, dus aux changements économiques, sociaux et politiques des sociétés arabes.

Le Maroc est représenté lors de ce congrès par le directeur de l’Ecole Nationale d’Architecture (ENA) de Rabat, Hassan Redouane, qui a relevé lors de la première séance de ce congrès le développement de la pratique professionnelle dans le Royaume, notant que le Maroc connait un saut qualitatif en termes de transition des notions du bâtiment standarisé, du service public ou du projet de logement vers des projets gigantesques à l’instar de la centrale d’énergie solaire d’Ouerzazate, le port Tanger-Med ou des villes nouvelles.

Il s’agit, a-t-il poursuivi, de passer de la notion d’architecture ou de bâtiment vers celle de développement durable, notant qu’une prise de conscience institutionnelle commence à prendre de l’ampleur à côté du respect des exigences de forme et de fond en ce qui concerne les projets d’habitat.

M. Redouane a fait savoir dans ce sens que l’ENA a procédé à une mise à jour de ses cursus afin qu’ils soient en phase avec le développement du secteur, notamment en ce qui a trait à l’énergie, au développement durable ou aux nouvelles technologies.