Plus de 194 morts suite aux inondations et coulées de boue au Kenya

Kenya

Plus de 194 personnes ont péri emportées par les crues, inondations et coulées de boue survenues dernièrement dans plusieurs régions du Kenya, notamment dans l’ouest du pays, a annoncé mercredi le ministre de la Dévolution, Eugene Wamalwa.

Le ministre qui s’exprimait lors d’une conférence de presse, a appelé les personnes vivant dans les zones à risque d’inondations à déménager immédiatement, le département de la météorologie du Kenya (Kenya Met) ayant annoncé que plusieurs régions du pays devraient se préparer à de fortes précipitations entre le 5 et le 11 mai avec un cumul qui pourrait atteindre 100 mm. Selon le ministre, 30 personnes sont mortes au cours des dernières 24 heures à cause des inondations.

“Pour ceux qui demandent où ils iront, notez que les commissaires des comté aident les gens à déménager. Nous utilisons actuellement des écoles fermées comme abris pour les familles touchées”, a assuré M. Wamalwa.

Pour sa part, le ministre de l’Intérieur Fred Matiang’i a souligné la nécessité de déménager en disant que le gouvernement éloigne les gens du danger en utilisant les ressources publiques.

“Nous n’avons pas d’autre option. Nous seront contraints de déplacer les personnes en danger même par la force”, a averti le ministre.


Dans les prochains jours, les habitants de Garissa, de la rivière Tana et de la région côtière seront probablement les plus touchés car le département météorologique prévoit davantage de pluies, alors que les taux de remplissage de certains barrages à travers le pays ont atteint des niveaux sans précédent.

Selon le ministre de l’Energie, Charles Keter, les niveaux d’eau du barrage de Masinga, le plus grand barrage hydroélectrique du Kenya, ont atteint 57,86 mètres au-dessus du niveau de la mer, soit le plus haut depuis la construction du barrage.

Auparavant, les députés des régions trop affectées par les inondations avaient fait état de 100.000 déplacés et sans-abri et appelé le gouvernement à déclarer une “catastrophe nationale”.