Le procès de Gdeim Izik montre que le Maroc s’affirme aujourd’hui comme un Etat de droit qui n’a rien à envier aux démocraties occidentales

Le procès de Gdeim Izik montre que le Maroc s’affirme aujourd’hui comme un Etat de droit qui n’a rien à envier aux démocraties occidentales, a affirmé, jeudi à Paris, le sénateur français François Grosdidier.

Cette procédure a eu lieu selon la norme internationale et le Maroc a montré qu’il est capable d’organiser un procès équitable en dépit de certaines considérations politiques, a souligné le sénateur français dans une déclaration à la presse en marge d’une rencontre consacrée à la présentation d’un rapport des observateurs français membres de l’Association de promotion des libertés fondamentales (APLF) sur les conditions de déroulement de ce procès.

Ce procès a permis de faire jaillir la vérité, de démonter les faits un à un et de juger selon le droit commun les actes d’atrocité commis par les personnes condamnées, a-t-il expliqué, insistant sur l’importance d’établir les faits.

Il a également permis de mettre en lumière la réalité des faits, a relevé le sénateur, mettant l’accent sur l’importance de faire connaître à l’opinion française, européenne et internationale la réalité de ce procès.


M. Grosdidier a, dans ce sens, rappelé les événements de Gdeim Izik qui, a-t-il dit, ont été au début un mouvement de revendication social avant de devenir extrêmement violent en se traduisant par des actes de cruauté commis à l’encontre des forces de l’ordre, faisant observer qu’une propagande s’était mise en œuvre pour faire croire qu’il s’agissait d’une population opprimée.

Dans leur rapport, les observateurs de l’APLF ont souligné que la procédure suivie dans le cadre de l’affaire de Gdeim Izik a observé toutes les garanties d’un procès équitable que donne l’Etat de droit au sens notamment de l’article 10 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Composée d’avocats, de magistrats, d’universitaires et d’experts, la délégation d’observateurs de l’APLF a suivi toutes les audiences jusqu’au délibéré du 18 juillet 2017. La mission des observateurs, présents par groupe de 3 à 5 personnes, était de s’assurer que les accusés bénéficiaient de l’ensemble des garanties du procès équitable.

Créée en 2013 par des juristes, universitaires, avocats, magistrats et experts français, l’APLF vise, entre autres, à promouvoir au niveau national et international, par tous moyens légaux, la défense des Libertés Fondamentales des personnes, telles que définies et garanties par les différentes chartes internationales relatives aux droits de l’Homme.


Ses activités comprennent des études, des rapports, des missions d’observation, des conférences, des colloques et des publications.