Réformes des retraites: le gouvernement lance un premier simulateur officiel en ligne

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Le gouvernement français lancera à compter de mercredi prochain son premier simulateur officiel des retraites en ligne permettant à chacun d’estimer le montant de sa future pension, rapportent dimanche les médias de l’hexagone.

Cet outil, intitulé “Suis-je concerné par la réforme ?”, sera dans sa version initiale un comparateur plutôt qu’un véritable simulateur et permettra de vérifier si on est ou non concerné par la réforme, explique le département du premier ministre.

Ce simulateur permettra aussi de “voir des exemples des montants de retraite qui peuvent être attendus pour les générations qui feront toute leur carrière dans le système universel, et voir la répartition entre la retraite calculée selon les règles actuelles et la retraite du système universel pour tous ceux qui auront une partie de carrière dans les deux systèmes”, explique Matignon.

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Ce “prototype de simulateur” sera enrichi à partir du 22 janvier 2020, jour de l’examen du projet par le Conseil des ministres, “avec environ 150 situations individuelles” et “sera rapidement complété pour atteindre 300 situations individuelles”, ajoute la même source, notant qu’un “simulateur individuel exhaustif sur les données personnelles de carrière de chaque Français sera disponible dans les six mois qui suivront l’adoption de la loi par le Parlement”.


Le premier ministre Edouard Philippe a présenté, mercredi dernier, les contours du projet de réforme du régime des retraites qui porte tout particulièrement sur la fin des régimes spéciaux et la mise en place d’un système universel à points indexés sur les salaires.

Ce projet de réforme, l’une des mesures phares du programme présidentiel d’Emmanuel Macron, est fortement critiqué par les syndicats qui poursuivent leurs mobilisations depuis le 5 décembre pour le 10ème jour consécutif avec notamment de fortes perturbations dans les transports en commun, l’énergie et l’éducation nationale.

Au premier jour de la mobilisation, plus de 800 mille personnes selon le ministère de l’intérieur, 1,5 millions d’après les syndicats, avaient battu le pavé partout en France pour exprimé leur mécontentement et leur rejet de ce projet.