Relations post-Brexit: Michel Barnier déplore le manque de progrès dans les négociations avec Londres

Brexit

Le négociateur en chef de l’Union européenne (UE) sur le Brexit, Michel Barnier, a déploré vendredi le manque de progrès dans les négociations post-Brexit avec Londres.

“A l’exception de quelques ouvertures modestes, aucun progrès n’a été possible sur les autres sujets les plus difficiles”, a déclaré M. Barnier à l’issue du troisième round des discussions entre l’UE et le Royaume-Uni sur leur relation future, tenu cette semaine par vidéoconférence.

Selon le négociateur européen, “le Royaume-Uni n’a pas engagé de vraie discussion sur la question du level playing field, ces règles de fair play économique et commercial dont nous étions convenus avec le Premier ministre Boris Johnson dans la déclaration politique”.

S’agissant de la gouvernance de la future relation, “les quelques discussions utiles que nous avons eues n’ont porté que sur des questions sectorielles”, a-t-il souligné.

M. Barnier s’est dit également déçu par “le manque d’ambition” du Royaume-Uni dans d’autres domaines “qui ne sont pas centraux dans la négociation, mais qui sont néanmoins importants et symboliques”.


Rappelant que l’objectif de l’UE était d’avancer – en parallèle – sur tous les sujets de la négociation, y compris “les plus difficiles”, le négociateur européen a, toutefois, relevé que les discussions ont apporté des clarifications utiles sur plusieurs sujets comme le commerce des biens, les transports ou la participation du Royaume-Uni aux futurs programmes de l’Union.

“Nous avons également enfin pu amorcer un dialogue sur la pêche, même si nos positions restent fortement divergentes”, a-t-il ajouté.

La période de transition prévue jusqu’à fin décembre 2020 est charnière pour permettre à Londres et Bruxelles de trouver un accord sur leur futur partenariat, cependant le calendrier s’annonce très serré vu la multitude des dossiers sur la table des négociateurs et les incertitudes liées à la crise du coronavirus.

Au cours de cette période de transition, le Royaume-Uni est toujours considéré comme membre du marché intérieur de l’UE et de l’union douanière et continue d’appliquer les règles européennes sans pour autant siéger dans les organes institutionnels de l’Union.