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Scrutin du 7 octobre : les meetings électoraux confèrent à la campagne une forte dimension régionale

Scrutin du 7 octobre : les meetings électoraux confèrent à la campagne une forte dimension régionale

 Les meetings électoraux des partis politiques dans les diverses villes et régions du Royaume confèrent une forte dimension régionale à la campagne électorale pour les législatives du 7 octobre, qui se poursuivra jusqu’à la veille du jour du scrutin à minuit.

Les formations politiques, en lice pour le deuxième scrutin législatif depuis l’adoption de la Constitution de 2011, ont préféré lancer leur campagne le weekend dernier dans des villes situées loin de la capitale, un choix dicté sans doute par des considérations et des calculs organisationnels spécifiques à chaque formation.

Seul le Parti de la Justice et du développement (PJD) a dérogé à la règle pusiqu'il a tenu comme l’habitude son premier rassemblement électoral au complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat, d’où il a donné le coup d’envoi à sa campagne en présence de milliers de sympathisants venus des différentes régions.

Le secrétaire général du parti, Abdelilah Benkirane, a saisi l'occasion pour défendre le bilan de l'action gouvernementale qu’il dirige depuis 5 ans, promettant de poursuivre les réformes en cas de victoire aux législatives du 7 octobre.

L'exécutif était "dans l’obligation" de prendre une série de mesures "nécessaires et à caractère urgent", a-t-il lancé, notant que le parti de la Lampe a tenu à présenter à ces élections des candidats "soucieux de défendre les intérêts des citoyens et du pays".

Si le PJD a choisi d'entamer la course électorale dans la capitale, son principal allié au sein de la coalition gouvernementale sortante, le Parti du Progrès et du socialisme (PPS), ne s’est pas trop éloigné, en organisant son premier meeting dans la ville de Témara, comme ce fut d'ailleurs le cas lors des échéances communales de septembre 2015.

Son secrétaire général Nabil Benabdellah a affirmé que les prochaines élections constituent une étape "importante" pour sa formation politique connue pour "sa détermination et son sérieux". Il a appelé à un large soutien pour son parti "dans son combat qui dure depuis plus de 70 ans pour le triomphe des causes de la Nation et du peuple".

"Le PPS participe à ces élections avec confiance, sérénité et détermination, fort d’un héritage qui démontre qu'il n’est pas un parti de slogans", a-t-il fait valoir.

L'autre parti de la majorité gouvernementale, le Mouvement populaire (MP), a pour sa part opté pour la région de Fès-Meknès, dont le conseil est présidé par son secrétaire général Mohand Laenser, pour donner le coup d’envoi à sa campagne électorale.

S’exprimant lors de son premier meeting tenu à Fès, M. Laenser a affirmé que le nouvel exécutif qui sera issu des prochaines législatives se doit de poursuivre la mise en œuvre des dispositions de la nouvelle Constitution, soulignant la nécessité de préserver les "acquis réalisés" dans les domaines socio-économique et politique afin de consolider le processus démocratique.

Le Parti de l’Istiqlal (PI-Opposition), à l’instar des années précédentes, a choisi de démarrer sa campagne dans la ville de Fès considérée comme son fief historique. Son secrétaire général Hamid Chabat, qui a dirigé la capitale spirituelle pendant des années, a déclaré que la réforme de la retraite et de la Caisse de compensation figurent parmi les priorités du parti en cas de victoire lors du prochain scrutin.

Chabat qui a critiqué dans son intervention l’action du gouvernement, a affirmé que le parti de la Balance accorde une attention particulière à la jeunesse en tant que richesse importante et réservoir d’énergies et de compétences à même de consolider le développement socio-économique du pays.

A Meknès, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) a donné le coup d’envoi à sa campagne en présence de ses candidats têtes de listes et un grand nombre de ses militants. Intervenant lors de ce meeting, le premier secrétaire de l’USFP Driss Lachgar a fait observer que le choix de Meknès reflète entre autres la forte dimension historique de la cité ismaélite et sa contribution à la lutte contre l'occupation et à la consolidation de la démocratie dans le Royaume.

Il a en outre présenté l'approche qu'adopte sa formation politique à l'égard de certaines problématiques sociales, notant que l'USFP propose des solutions à travers des programmes "réalistes et applicables" sur les cinq prochaines années.

Sous le slogan "le changement maintenant", le Parti authenticité et modernité (PAM) a choisi la ville d'Essaouira pour mettre en branle sa campagne électorale, en présence de son secrétaire général Ilyas El Omari, qui a promis d’être à l’écoute des Marocains et de leurs aspirations et revendications.

"Ce n’est pas fortuit si nous lançons notre campagne à partir de cette province où ont cohabité différentes confessions et ethnies", a-t-il dit, relevant que la première priorité consiste à réhabiliter la ville et à en redorer le blason.

Dans la même région, la Fédération de la gauche démocratique (FGD) qui regroupe le Parti socialiste unifié (PSU), le Congrès national Ittihadi et le Parti de l'avant-garde démocratique et socialiste, a lancé sa campagne depuis Marrakech avec comme slogan "Avec nous, un autre Maroc est possible".

A cette occasion, la secrétaire générale du PSU, Nabila Mounib a souligné que le programme électoral de la FGD est fondé sur une corrélation entre "réforme constitutionnelle et politique" en vue de mettre en oeuvre les mesures qui s'imposent aux plans socioéconomique, culturel et environnemental, tout en insistant sur le respect des droits et libertés. L'objectif est de bâtir une économie solide, productive, solidaire et respectueuse de l’environnement, a-t-elle expliqué.

Selon des données préliminaires, un total de 1.410 listes de candidatures ont été déposées au titre des circonscriptions électorales locales et de la circonscription nationale, comprenant 6.992 candidats et candidates.

Quelque 1.385 listes ont été présentées au titre des circonscriptions locales englobant 4.742 candidats et candidates, soit une moyenne de 15 listes par circonscription, précise-t-on dans un communiqué du ministre de l'Intérieur.

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