Signature d’une convention pour la promotion des droits des étudiants en situation de handicap

 Le ministère de Solidarité, de la femme, de la famille et du développement social et le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres ont signé, jeudi à Rabat, une convention de partenariat pour la promotion des droits des personnes en situation de handicap.

Cette convention qui vise à mettre en place un cadre général de coopération et de partenariat entre les deux parties pour la promotion des droits des étudiants en situation de handicap, conformément aux orientations et au plan d’action du gouvernement dans ce domaine, et via l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’action d’intérêt commun, a été signée par la ministre de Solidarité, de la femme, de la famille, et du développement social, Bassima Hakkaoui, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, Lahcen Daoudi, et la ministre déléguée auprès du ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, Jamila El Moussali. S’exprimant à cette occasion, Mme Hakkaoui a indiqué que cette convention s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la loi cadre relative aux droits des personnes en situation de handicap, et de l’application de la vision stratégique de la réforme (2015-2030) du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, notamment le 4ème levier qui prévoit de garantir le droit d’accès à l’éducation et à la formation aux personnes en situation de handicap ou à besoins spécifiques, relevant que la signature de cette convention permettra de faciliter l’accès des étudiants en situation de handicap aux établissements d’enseignement supérieur et de recherche scientifique et de contribuer à leur intégration totale dans le système d’enseignement supérieur et de recherche scientifique.

Concernant l’accès des personnes en situation de handicap à la fonction publique, la ministre a fait savoir que la loi marocaine permet à cette catégorie de bénéficier d’un quota de 7 % de l’ensemble des postes budgétaires prévus par la loi de finances, ajoutant que le décret relatif à l’application des quotas en faveur des personnes handicapées prévoit l’organisation d’un concours spécifique à cette catégorie, ainsi que la création d’une commission permanente, spécialisée et annexée au Chef du gouvernement pour superviser cette opération. Elle a, par ailleurs, fait observer qu’il sera procédé à l’intégration de la dimension du handicap dans les programmes de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, en mettant en place des filières de formation dans les domaines liés à l’handicap (langue des signes, gestion des institutions sociales des personnes en situation de handicap, éducation spéciale et accompagnement social..), à l’examen de la possibilité de l’élaboration d’un programme pour dresser un état des lieux des acquis des employés sociaux dans ce domaine, à l’encouragement de la création d’une chaire universitaire spécifique aux questions du handicap, outre la promotion de la recherche scientifique dans les différents domaines liés à l’handicap.

Pour sa part, Mme El Moussali a relevé que cette convention vise à réaliser les objectifs nobles contenus dans la politique publique intégrée pour la promotion des droits des personnes en situation de handicap, et ce en œuvrant à mettre en place un cadre général de coopération et de partenariat entre les deux parties pour promouvoir les droits des étudiants en situation de handicap. Et d’ajouter que le ministère ne ménagera aucun effort pour encourager les universités à créer et développer des unités administratives intégrées chargées de l’accueil, l’orientation, l’accompagnement et l’adoption de mesures facilitatrices au profit des étudiants en situation de handicap, ainsi que la facilitation de l’inscription, et du déplacement de cette catégorie d’étudiants au sein des institutions universitaires, tout en accordant la priorité au logement universitaire aux étudiants handicapés issus de milieux défavorisés, et en œuvrant à adapter les conditions de déroulement des examens et des concours d’accès aux établissements d’enseignement supérieur.

De son côté, M. Daoudi, a affirmé dans une déclaration à la MAP, que l’intégration des personnes en situation de handicap aux programmes d’enseignement supérieur, de recherche scientifique, et de formation des cadres est au cœur des préoccupations du gouvernement, soulignant que la signature de cette convention est à même de contribuer à l’insertion universitaire et professionnelle de cette frange de la société. Il a, en outre, fait savoir que les universités lanceront, à partir de la prochaine année universitaire, plusieurs spécialités qui prennent en compte la situation des personnes à besoins spécifiques.


Cette convention permettra de fournir les informations et les données statistiques relatives au domaine de l’handicap, de définir les besoins en formation dans ce domaine, de donner la possibilité aux étudiants démunis en situation de handicap de bénéficier d’outils techniques et d’appareils alternatifs, et de faire participer les représentants et les professeurs de l’enseignement supérieur aux activités du ministère de Solidarité, de la femme, de la famille et du développement social, relatives au domaine de l’handicap.