Le soulèvement de 1952 à Casablanca, une étape héroïque dans la lutte des Marocains aux côtés de leurs frères maghrébins

Le peuple marocain célèbre, les 7 et 8 décembre, le 64e anniversaire du soulèvement de 1952 à Casablanca, une étape héroïque dans la lutte du peuple marocain aux côtés de ses frères maghrébins pour le recouvrement de la liberté et l’affranchissement du joug colonial.

Cette date, qui restera gravée en lettres d’or dans les annales de la lutte du Trône et du peuple pour le recouvrement de la liberté, l’indépendance et l’intégrité territoriale, démontre la solidarité des Marocains envers leurs frères tunisiens, au lendemain de l’assassinat du leader syndicaliste maghrébin, Ferhat Hachad.

L’assassinat de Ferhat Hachad a été pour les forces nationalistes et les acteurs syndicalistes la goutte qui avait fait déborder le vase du désespoir des milieux populaires et avait fait jaillir les désirs de liberté et d’indépendance, auprès des couches sociales populaires excédées par les différentes formes d’humiliation, de violations et de tortures commises par l’occupant.

Cet acte lâche et odieux avait ainsi contribué au renforcement de l’esprit patriotique en attisant la flamme de la lutte nationale pour l’indépendance.

Dès l’annonce de l’assassinat du leader tunisien, secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), des émeutes sanglantes ont éclaté dans la ville blanche faisant plusieurs morts et blessés, avant de faire tâche d’huile et s’étendre ainsi à travers tout le Royaume, sous forme de manifestations et d’autres actes de protestation.

Leader syndicaliste tunisien, Ferhat Hachad avait été tué le matin du 5 décembre 1952 par les autorités coloniales. Il était l’une des grandes figures du syndicalisme maghrébin et avait inscrit d’emblée le mouvement syndical tunisien dans la lutte pour la liberté et l’indépendance.

Après avoir consolidé les bases de son syndicat (environ 120.000 adhérents en 1951), Ferhat Hachad avait milité pour la création d’une Union syndicale nord-africaine regroupant les syndicats embryonnaires naissant au Maroc, en Algérie et en Libye.

Ainsi, le soulèvement de 1952 avait encouragé et mené plusieurs leaders syndicalistes à intégrer le mouvement de lutte armée contre les forces colonialistes, dans un élan de solidarité reflétant une marque d’unité indéfectible entre les peuples du Maghreb dans leur résistance et lutte héroïques face au colonialisme.

Cet anniversaire est aussi l’occasion de se remémorer l’épopée historique de la lutte pour l’indépendance et les immenses sacrifices consentis par les martyrs de la résistance pour le recouvrement de l’intégrité nationale et illustre parfaitement la solidarité maghrébine et l’attachement des Marocains, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, à l’unité des peuples de la région et au projet d’un Maghreb arabe uni.

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