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Syrie: l’ONU condamne l’attentat à la bombe « horrible » ayant visé un marché à Afrin

Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné fermement, mercredi, l’attentat à la bombe « horrible » qui a frappé la veille un marché plein de monde à Afrin, dans le nord de la Syrie, tuant plus de 40 personnes.

M. Guterres « réitère ses appels à un cessez-le-feu global et immédiat dans toute la Syrie afin de permettre des efforts globaux de lutte contre le COVID-19 », a indiqué son porte-parole à New York, soulignant que ceux qui violent le droit international humanitaire et les droits de l’homme en Syrie doivent être tenus pour responsables.

Plus tôt dans la journée, l’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Geir Pedersen, a averti, devant le Conseil de sécurité, que le calme « précaire et fragile » qui prévaut dans le nord-ouest et le nord-est de la Syrie est menacé par « un risque constant d’escalade », comme le montre l’attentat survenu à Afrin.

M. Pederden a aussi relevé que les conditions de sécurité dans le sud de la Syrie sont préoccupantes et qu’une « recrudescence inquiétante de l’EIIL (Daech) dans les zones désertiques du centre et de l’est de la Syrie se poursuit ».

« Je suis également préoccupé par les informations faisant état de frappes aériennes israéliennes dans les régions rurales de Homs et de Damas, dont la plus récente a été signalée lundi dernier », a-t-il dit aux membres du Conseil.

L’envoyé de l’ONU s’est dit persuadé que la Syrie a besoin d’un accord de cessez-le-feu permettant notamment aux Syriens d’avoir accès aux équipements et aux ressources nécessaires pour combattre le Covid-19.

« Nous ne pouvons pas nous permettre des hostilités qui entraîneraient sûrement une nouvelle recrudescence de communautés vulnérables déplacées », a-t-il souligné, précisant qu’il continuait d’être en contact avec les différentes parties prenantes pour arriver à un accord de cessez-le-feu.

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