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Un appel à la fin du conflit au Yémen de la part des alliés occidentaux

Un appel à la fin du conflit au Yémen de la part des alliés occidentaux

C’est suite à l’assassinat du journaliste saoudien Khashoggi dans l’enceinte du consulat saoudien à Istanbul que Riyad subit les conséquences de la défection de ses partenaires occidentaux qui souhaitent mettre un terme au conflit yéménite.

Une situation cocasse pour les Etats Unis qui sont le principal fournisseur d’arme du royaume saoudien et l’allié occidental principal dans cette guerre. Une position désormais revue, pour cause, une opinion publique qui se tourne vers Washington depuis le début de l’affaire Khashoggi. Un « embarras croissant » dans les capitaux occidentaux fournisseurs d’armes d’après le journal Le Monde.

 Un appel est maintenant lancé pour établir un processus de paix sous l’égide des Nations Unies

Le secrétaire d’Etat Mike Pompeo a estimé dans un communiqué publié mardi, que le « moment est venu de mettre fin aux hostilités ». Des négociations devraient avoir lieu « d’ici 30 jours » a déclaré le secrétaire d’Etat américain, après avoir exhorté la coalition saoudienne à mettre fin aux bombardements menées dans des zones peuplés du Yémen.

Cet appel a eu lieu plus tôt dans la journée d’aujourd’hui et lors d’un forum organisé à Washington. En effet, le chef du Pentagone a déclaré : « Je pense que l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis sont prêts. » Il a, par ailleurs, rencontré plusieurs dirigeants arabes le week-end dernier en marge du « Dialogue de Manama » qui est une conférence sur la sécurité organisée chaque année à Bahreïn.

→ Lire aussi : Edorgan sur la mort de Khashoggi: ‘‘nous ne voulons accuser personne sans preuve’’

Un cessez-le-feu qui devrait être basé sur un retrait des rebelles houthistes de la frontière avec l’Arabie saoudite, « puis un arrêt des bombardements » de la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite et soutenue par les Etats-Unis. Un cessez le feu qui n’est qu’une première étape puisque le tour viendra ensuite pour le britannique Martin Griffiths de « réunir » les parties prenantes du conflit quelque part en Suède précise le Monde.

La ministre des armées françaises sort, elle aussi, du chemin tracé et qualifie le conflit comme étant « sans issue » avant d’ajouter « qu’il est plus que temps qu’il cesse. »  Emmanuel Macron, quant à lui, déclare qu’il aurait « demandé des gages et de clarté sur le conflit au Yémen, où nous (La France) sommes très attaché aux règles humanitaires ».

 Une situation humanitaire désastreuse et un conflit meurtrier

Pour rappel, l’Arabie Saoudite et la coalition arabe mènent une intervention militaire contre les rebelles houthistes et en soutien aux forces pro-gouvernementales qui durent maintenant depuis trois ans et demi. Dans le camp des rebelles Houthistes soutenus par l’Iran, il est question de ne plus lancer de missiles contre le Royaume Saoudien et les Emirats arabes unis

C’est entre janvier 2016 et septembre 2018 que le conflit aura fait jusqu’à 50 000 morts, d’après une estimation de l’Acled, une organisation indépendante.

Mark Lowcock, le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les affaires humanitaires, dans une note interne datant du 18 octobre et consultée par l’Agence France-Presse a déclaré : « La situation humanitaire au Yémen est la pire au monde : 75 % de la population, soit 22 millions de personnes, a besoin d’une aide et de protection, dont 8,4 millions sont en situation d’insécurité alimentaire grave et dépendent d’un apport en nourriture urgent. »

Abdellah Chbani

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