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L’Institut français d’Essaouira expose 27 photos de l’artiste Leila Alaoui

L’Institut français d’Essaouira expose 27 photos de l’artiste Leila Alaoui

L’Institut français d’Essaouira (IFE) expose jusqu’au 30 avril courant, 27 photos-portraits de personnalités marocaines féminines prises par l’artiste et photographe marocaine défunte Leila Alaoui.

Ces photos portraits concernent notamment plusieurs figures marocaines célèbres, ayant marqué de leur empreinte la scène artistique, telles que les chanteuses Oum et Najat Aatabou, les comédiennes Amal El Atrach, Mouna Fettou et Amal Ayouch, des écrivaines et poètes notamment, Fatema Chahid et Soumaya Naamane Guessouss, outre la réalisatrice Farida Belyazid.

Leila Alaoui pratiquait un portrait esthétisant. Sa démarche s’inscrit aussi dans la perpétuation d’une vieille tradition allant d’un Cecil Beaton à un Richard Avedon en passant par Robert Franck.

Cette artiste nous donne à lire des visages paysages façon studio. Parfois il s’agit de portraits en pied plus rarement d’ombres chinoises et autres silhouettes estompées.

“Je vais vers le sujet sans à priori. Je le laisse décider du lieu qui lui convienne. Je veux que la personne se sente bien. Quand le courant passe, la photo est bonne”, l’artiste défunte avait résumé sa méthode en ces quelques mots.

Leila Alaoui, née en 1982 à Paris et décédée le 18 janvier 2016 à Ouagadougou, des suites des blessures des attentats du 15 janvier 2016, est une photographe et vidéaste franco-marocaine.

Elle avait étudié la photographie et la sociologie à l’université de la Ville de New York(CUNY), où elle a obtenu un “Bachelor of Science” en photographie. Elle a voyagé ensuite en Europe et en Amérique avant de se réinstaller au Maroc à partir de 2008.

La 6è édition de la Biennale de Marrakech a été dédiée à sa mémoire. En août 2016, représentée par son frère Soulayman, elle a été décorée par SM le Roi Mohammed VI, du Ouissam Al Moukafâa Al Wataniya.

Les études de Leila Alaoui montrent les réalités sociales et nationales dans un mode d’expression aux confins du documentaire et des arts plastiques. Elle travaillait sur les identités culturelles et les migrations en créant des installations vidéo, des reportages et des photographies de studio, notamment dans un studio mobile qu’elle installait au plus près des lieux qu’elle voulait illustrer.

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