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Benkirane dans la tourmente pour complot contre la Monarchie

Benkirane dans la tourmente pour complot contre la Monarchie

Après le salafiste égyptien Mahmoud Abderazak Redouani, Abdelilah Benkirane dénoncé par son mentor spirituel Abdelkrim Moutii

D’Ibn Taymiyya à Machiavel, la vague de l’islamisme politique menace de frapper, à tout moment, en lame de fond provoquant un tsunami qui risque de tout détruire. Dans ce sens, le Parti de la Justice et du Développement, à sa tête Abdelilah Benkirane désarçonne le peuple marocain au point de le diviser et de le disperser. Obsédés par le pouvoir politique, ces islamistes exploitent et usent de l’islam pour des fins politiques en hypnotisant la masse par une prétendue démocratie.
Si les craintes de plusieurs internautes se sont fait écho sur les réseaux sociaux depuis quelque temps déjà quant au dessein caché de Abdelilah Benkirane, aujourd’hui, elles se confirment par la déclaration choc du fondateur et guide spirituel de la Chabiba Al islamiya, Abdelkrim Moutii. Lui qui s’est toujours abstenu de donner un quelconque avis sur les affaires politiques du Royaume depuis qu’il a été exilé en Libye puis à Londres suite à l’assassinat de Omar Benjelloun, le leader Ittihadi, Moutii ne cesse de faire la Une de plusieurs supports médiatiques nationaux. Et pour cause, sa publication sur facebook où il s’est attaqué tout de go au secrétaire général du PJD en l’accusant d’œuvrer pour renverser la Monarchie.
Ceci nous interpelle et nous pousse à rappeler au souvenir des Marocains, que Mahmoud Abderrazek Redouani, un sheikh salafiste égyptien avait qualifié, en janvier 2016, le pjd de « cancer qui ronge le Maroc » en accusant son secrétaire général de comploter contre le Roi Mohammed VI dans le but de l’écarter et de s’emparer des commandes.
Plusieurs épisodes de son émission « Alliqae Al maftouh » qu’il a intitulés « Les magouilles des frères pour renverser la Monarchie au Maroc» sur la chaîne « Al Bassira » ont été consacrés aux « frères Benkirane ». Le salafiste a crié haut et fort que « si le gouvernement Benkirane ne se défait pas de la pensée de Hassan Elbanna, le chaos régnera sur le Maroc » ! Et s’adressant aux Marocains « Ne vous fiez pas, soyez vigilants et faites attention à leur danger tant qu’ils ne reconnaissent pas leur détachement de la pensée d’Elbanna. Ne croyez pas en eux, ils vous diabolisent et vous accusent de blasphème». Seulement, dans le temps, rares étaient ceux qui avaient prêté oreille à ces propos qu’on a jugés excessifs voire déplacés.
Quelque temps après, Anfaspress publie un article intitulé « La stratégie de Benkirane pour le coup d’état contre Amir Al mouminine». Ceci dit, la suspicion commence à s’installer même si on essayait, volontairement ou involontairement, d’écarter cette éventualité qui pouvait secouer la terre sous les pieds de tous.

Une voix qui confirme les doutes ?

Mais quand le fondateur de la Chabiba Al Islamiya poste une telle accusation sur son compte facebook visant Benkirane qui comptait parmi ses disciples, c’est qu’il y a danger dans la demeure. Abdelkrim Moutii soutient dans sa réponse à Ilyas El Omary, secrétaire général du PAM, que contrairement aux dires de ce dernier, il n’a jamais utilisé le terme « Attahakoum » (autoritarisme) qui est nouvellement véhiculé pour déstabiliser l’entourage royal et la monarchie avec, et ce en poussant à écarter le Conseiller du Roi, Fouad Ali Al Himma pour répondre à un « plan diabolique conçu par des pays étrangers ».
Il précise, de prime abord, qu’il a été sollicité par plusieurs médias afin de donner son avis sur les élections législatives du 7 octobre mais qu’il s’est toujours tenu de parler de ce qui ne le concernait pas. Il ajoute que « si ce n’est qu’Ilyas El Omary, le secrétaire général du PAM, a cité mon nom, lors d’une conférence donnée au sein de l’association Damir et au cours de laquelle, le concept de « Attahakkoum » m’a été attribué et que je l’aurais utilisé en 1971. Or, tout le monde sait que le concept que j’ai toujours utilisé est « Al Istbdad » (Despotisme) », affirme Moutii dans son post.

Si dans ses sorties médiatiques, Benkirane clame devant qui veut l’entendre son allégeance au Roi et à la Monarchie, il reste plutôt sur ses gardes quant à ses réactions dès qu’il s’agit de défendre le souverain contre les attaques qui ont plu sur lui ces deux dernières années. Preuve en est s’il en faut une, le chantage des deux journalistes Laurent/Graciet dont le Roi Mohammed VI a fait l’objet. Cette affaire qui a défrayé la chronique et qui fait la Une de la presse nationale et internationale depuis des mois déjà n’a pas fait couler une seule goutte ni nécessité un seul clic de la part du site officiel du pjd ou de la presse partisane du parti.

Que veut Benkirane finalement ?

Finalement, plusieurs questions s’imposent d’elles-mêmes : A répertorier les scandales de mœurs qui se succèdent et se ressemblent au sein du pjd, ce parti est-il vraiment un parti religieux ou serait-ce juste une couverture si ce n’est une stratégie pour instrumentaliser la religion et manipuler les esprits afin de fédérer un maximum de sympathisants ? Pourquoi ces islamistes n’approchent-ils que les classes sociales les plus défavorisées en usant de leur stratégie de proximité ? La langue arabe aurait-elle favorisé la mainmise sur la masse arabisante ? Ce parti œuvre-t-il vraiment dans l’intérêt du pays quand il balaie d’un revers de main tous les efforts déployés par le Roi et par plusieurs ONG comme dans le domaine de la parité pourtant consacrée par la Constitution ? Ce gouvernement, en bon élève des institutions financières économiques, en prenant des décisions unilatérales surtout sociales et économiques, en serrant l’étau sur les citoyens et en opérant des réformettes plutôt abusives sans présenter d’alternatives (réformes de la Caisse de compensation et de la retraite entre autres), ne cherche-t-il pas à faire naître une résistance qui se dégénérerait en soulèvement ? En enfonçant le pays dans une dette publique qui représente 80% du PIB, n’est-on pas en train de le préparer au chaos ? Quand le chef de gouvernement fait une déclaration fracassante reprise par les médias du monde entier laissant comprendre qu’au Maroc, il y a deux Etats, l’un gouverné par le Roi et un autre occulte, ne cherche-t-il pas par là à faire fuir les investisseurs ? Quand Benkirane, met les deux pieds dans la même bottine et se vante de sa référence à savoir Ibn Taymiyya, l’un des plus grands salafistes idéologues takfiristes, cela ne contre-t-il pas l’Institution d’Imarate Al Mouminine et notre culte malékite pratiqué par nos ancêtres à moins que les Marocains n’aient été de maudits mécréants avant l’arrivée au pouvoir du PJD ? Dans la même veine et quand il présente, au grand étonnement des Marocains, en tête de liste à Marrakech un salafiste, de même cuvée, éduqué dans le sillage du prêcheur Mohammed Maghraoui qui avait irrité le monde et fait parler de lui, en 2008, en émettant une fatwa autorisant le mariage des fillettes de 9 ans. Ceci sans parler de sa haine affichée ostentatoirement à l’égard des juifs. N’est-ce pas là un défi lancé au Souverain qui appelle à un islam modéré, ouvert et à la lutte contre le terrorisme ?

Divide et impera (divise et règne)

Aussi Orwell s’invite : « Qui contrôle le présent contrôle le passé. Et qui contrôle le passé contrôle le futur ». Ce gouvernement a réussi, bel et bien, sa tactique pour diviser le corps social, le conserver docile sous son emprise et saper la lutte des classes dont on a endormi les esprits par le jeu de la religion qu’on ne peut contester tellement on la sacralise.
Ainsi le vrai visage de Benkirane et « ses frères » – tous de la même farine- ne s’est dévoilé qu’à l’approche des élections. En effet,  on gardera en mémoire le rappel salutaire d’Octave Mirbeau dans La Grève des électeurs : « Plus bête que les bêtes, plus moutonniers que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit ». Jouant sur la persuasion, le PJD verse dans la victimisation allant même jusqu’à se duper lui-même à force de répéter sa fausse antienne qu’il a été choisi et élu par le peuple ! Or, il n’en est rien si ce n’est l’abstention des électeurs qui a joué en sa faveur.
Une chose est sûre, les urnes restent le totem des gouvernants. Et le pjd prenant conscience que son jeu commence à se dévoiler, serre la vis en passant à la pression, à l’agressivité ou aux menaces surtout sur les réseaux sociaux. Il n’est qu’à voir l’énergie dépensée par ce parti qui a mis en place une armée qui inonde ces canaux sociaux en semant la discorde parmi ses opposants.
Le pjd, plein de soi-même, s’autoproclame le parti providentiel depuis cinq ans déjà. Mais il n’est que le fief de mythomanes qui maintiennent sous leur coupe une catégorie de gens dont on exploite la foi ou qui ont cru, à un moment ou à un autre, en leur honnêteté et à leurs bonnes intentions. C’est dire qu’ils ont l’art de masquer leur objectif qui n’est autre que grossir leurs rangs pour grappiller un maximum de voix, sous couvert de lutte contre l’autoritarisme.
Toutefois, en tirant des plans sur la comète, ils ont mis à nu leur jeu à la Don Quichotte. « Divise, trompe les gens, séduis-les par la parole, éblouis leur raison et tu régneras » telle semble être la devise de Abdelilah Benkirane et de ses alliés. Ils oublient qu’on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve et que les Marocains, y compris certains de leurs partisans, se mettent du même côté de la barricade quand il y va de la stabilité de leur pays.

Les Marocains ne toléreront, à aucun moment, qu’on touche à la Monarchie encore moins au Roi.

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