Etat de l’Union : Trump vante son bilan

Rendez-vous annuel, le discours sur l’Etat de l’Union est l’occasion pour le Président américain de faire le bilan de ses accomplissements et de ses promesses de campagnes. C’est dans une atmosphère plutôt tendue que celui-ci s’est déroulé, au sein d’un Congrès divisé, face auquel son discours a vite pris des allures de campagne de réélection.

« Le grand retour de l’Amérique » ?

Si Trump est au cœur de plusieurs polémiques, de la procédure en destitution au très contesté Deal du siècle, il peut se targuer d’une chose, c’est d’avoir placé ses intérêts avant toute chose. Des résultats « incroyables » dit-il,  puisque le chômage a diminué de façon historique selon lui, de la même façon que les impôts, la pauvreté et la criminalité qui, eux aussi, seraient en chute libre. Des revenus qui explosent, une politique de déréglementation en faveur de l’industrie pétrolière et une politique étrangère qui porte ses fruits, constate-t-il. Durant son discours, Donald Trump évoque l’assassinat de l’ancien chef de l’Etat Islamique et fait référence à l’accord signé avec la Chine, censé défendre les travailleurs américains et qui devrait rapporter « des milliards et des milliards, le tout, en ayant la meilleure relation avec la Chine ». Il ajoute qu’ « En seulement trois ans, nous avons brisé la mentalité du déclin américain et nous avons rejeté la réduction de la destinée américaine ».

Si certains chiffres démontrent les supposés bienfaits de sa politique protectionniste, voire isolationniste, force est de rappeler toutefois, que les inégalités sont en progression et que le déficit public se creuse davantage. Mais la popularité du Président est au plus fort, des sondages lui donnent 49% d’opinions favorables, et l’hémicycle n’a pas hésité à scander « 4 années supplémentaires » durant son discours.


Sur la forme, le discours de Donald Trump a fait beaucoup d’échos. Si le président par intérim du Venezuela, Juan Guaido, était présent au sein de l’hémicycle, d’autres comme Alexandra Occasio-Cortez, ont décidé de boycotter le rendez-vous sur l’état de l’Union. Mais le plus surprenant, était de voir Donald Trump délivrer son discours après que celle qui a mené l’opération de destitution, Nancy Pelosi, l’y convie, ce qui lui aura valu le refus d’une poignée de main. Cette dernière s’est vengée en déchirant méticuleusement son discours devant les yeux rivés de tout l’hémicycle et de millions de téléspectateurs.