FAO: Léger rebond des prix alimentaires mondiaux

Les prix alimentaires mondiaux ont légèrement rebondi en avril, pour la première fois depuis un an, sous l’effet d’une envolée des prix du sucre, a indiqué vendredi l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

L’indice FAO des prix des denrées alimentaires, qui suit la variation des cours internationaux d’un panier de produits de base, a progressé de 0,6% par rapport au mois de mars. Il se situe largement en dessous de son niveau d’il y a un an (-19,7%), mais se maintient à un niveau élevé.

L’indice FAO des prix du sucre a augmenté de 17,6% par rapport à mars, atteignant un niveau record depuis octobre 2011. En cause: une baisse de la production attendue en Inde, en Chine et en Thaïlande, liée notamment à la sécheresse.

Par ailleurs, « le lent démarrage » de la récolte de canne à sucre au Brésil et la hausse des prix internationaux du pétrole brut, qui renforce la demande pour de l’éthanol à base de canne à sucre, tirent les prix vers le haut.

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A l’exception des prix de la viande et du riz, qui ont aussi rebondi, tous les autres indices et notamment ceux des céréales (-1,7%) et des huiles végétales (-1,3%) poursuivent leur repli en avril.

Les prix mondiaux du blé ont baissé de 2,3%, retombant à leur plus bas niveau depuis juillet 2021 du fait d’abondants volumes disponibles à l’exportation en Russie et en Australie.

« Il est important de continuer à suivre de très près les évolutions des prix et les facteurs d’augmentation: alors que les économies se remettent d’un ralentissement important, la demande va s’accroître, exerçant une pression à la hausse sur les prix des denrées alimentaires », a prévenu dans un communiqué Máximo Torero, économiste en chef de la FAO.

Parallèlement, « la hausse des prix du riz est extrêmement préoccupante, et il est essentiel que le corridor d’exportation des céréales en mer Noire soit renouvelé pour éviter tout nouveau pic des prix du blé et du maïs », a-t-il souligné.

En 2023, la production brésilienne de maïs devrait atteindre un niveau record, indique aussi la FAO. Le pays pourrait alors devenir premier exportateur mondial de cette denrée, une position qu’il n’a atteint qu’une seule fois en 2013.

L’Argentine, autre grand exportateur de cette céréale qui souffre d’une sécheresse historique, devrait à l’inverse voir sa production chuter.

Avec MAP

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