Genève: Des contrevérités sur le Sahara marocain mises à nu devant le CDH

La délégation marocaine à la 45ème session du Conseil des droits de l’homme (CDH) à Genève a démonté, mardi, les contrevérités et les thèses fallacieuses relayées par un groupuscule hostile à l’intégrité territoriale du Royaume, et dont les membres sont eux-mêmes épinglés et mis en cause pour des abus et graves violations dans le domaine des droits de l’homme.

Dans un droit de réponse, l’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, Omar Zniber, a mis à nu, preuves à l’appui, les mensonges et interprétations tendancieuses contenues dans la déclaration prononcée par Timor-Leste, au nom d’un petit groupe hostile à l’égard du Royaume.

« Contrairement aux affirmations de ladite déclaration, le principe de l’autodétermination tel qu’énoncé par la Résolution 1514 de l’Assemblée Générale en 1960 est lié fondamentalement et de manière corollaire au principe de l’intégrité territoriale, qui fonde la position du Royaume du Maroc quant au recouvrement et la préservation des ses provinces du sud », a fait observer M. Zniber.

Il a affirmé dans ce sens que « la façon par laquelle ce petit groupe a invoqué aujourd’hui la résolution 1514 de l’Assemblée Générale relève d’une méconnaissance de l’histoire du Maroc et des combats menés par sa population du nord de ses provinces, à celles du sud. Celles-ci, ont milité pour l’indépendance du Maroc tout au long de la période coloniale, et vivent pleinement leur marocanité en jouissant de tous les droits garantis sur l’ensemble du territoire national ».

Il a fait remarquer, en outre, « que parmi la majorité des pays inscrits dans ce petit groupe, figurent ceux qui ont bénéficié du soutien militaire, politique et diplomatique du Maroc pour leur libération, en particulier l’Algérie, l’Afrique du sud, la Namibie et l’Angola ».

L’ambassadeur a invité, à ce propos, « les membres de ce groupe à lire attentivement et scrupuleusement l’histoire de mon pays avant de proclamer, contradictoirement, qu’ils respectent son intégrité territoriale ».

M. Zniber a rappelé, par ailleurs, que la question du Sahara marocain a été inscrite à l’ONU, dès 1963, à l’initiative du Maroc, dans le cadre du parachèvement de son intégrité territoriale, alors que l’entité séparatiste n’existait même pas.

« Nous sommes donc devant une lecture tronquée et fallacieuse des éléments du Droit International, au profit d’un mouvement séparatiste manipulé pendant plus de 40 ans contre le Maroc par ses adversaires, en particulier l’Algérie », a-t-il soutenu.

L’Algérie qui, comme chacun le sait, en dépit de ses dénégations, participe, en tant que partie concernée, aux Tables Rondes sur le Sahara, à la demande du Conseil de Sécurité, qui lui impute, au nom de la Communauté Internationale, une responsabilité particulière dans la genèse du conflit, ainsi que pour son règlement, a rappelé l’ambassadeur.

S’agissant des accusations mensongères concernant la situation des droits de l’Homme et des conséquences du COVID 19 dans le Royaume, en particulier dans les provinces du sud, M. Zniber a indiqué avoir « déjà eu l’occasion, devant cette auguste assemblée, de détailler par le menu les droits et libertés dont jouissent les populations dans ces provinces, tels que également constatés par la multitude d’observateurs internationaux, journalistes, délégations officielles, qui visitent ces provinces de manière continue ».

Et de poursuivre : « ce groupe, au nom de qui Timore Leste a fait la déclaration, est allé jusqu’à instrumentaliser la crise du Covid-19 alors qu’en réalité les provinces du sud du Maroc enregistrent les taux de contamination les plus faibles au plan national grâce à l’attention et aux infrastructures importantes qui s’y déploient ».

Il a attiré l’attention des membres du CDH sur le contenu des messages adressés par les Présidents des Conseils Régionaux de Laâyoune et Dakhla, dont les membres sont démocratiquement élus, et d’un grand nombre d’ONGs nationales et internationales, qui se félicitent du climat de stabilité, de quiétude, du respect et de la promotion des droits humains dans les provinces du sud du Maroc, et dénoncent en même temps la propagande mensongère et intéressée de nos adversaires.

« En effet, a-t-il poursuivi, les efforts du Maroc en faveur du renforcement de la promotion et de la protection effective des droits de l’Homme se poursuivent également dans les deux régions du Sahara marocain qui sont régies par les mêmes dispositions du cadre national législatif et institutionnel, et qui s’insèrent pleinement, en toute sérénité et sans distinction aucune, dans la dynamique de développement et de jouissance par les citoyens de leurs droits sur l’ensemble du territoire du Royaume ».

Il a tenu, d’autre part, à rappeler aux délégations de ce petit groupe, les graves exactions et violations des droits de l’homme, dans leurs pays respectifs, et qui pour l’essentiel font non seulement l’objet de rapports devant ce Conseil, mais sont soumis à certaines de ses procédures les plus intrusives, appelant « les membres de ce Conseil à lire attentivement la liste des pays de ce petit groupe dans une perspective de promotion et de respect des droits de l’homme ».

Il a réaffirmé par ailleurs l’attachement du Maroc, comme une grande majorité de délégations présentes à cette session à maintenir un climat serein et constructif aux débats au sein du conseil, qui n’est pas le lieu approprié pour étaler les divergences et les hostilités sur des questions politiques ne relevant pas du mandat de cette honorable assemblée ».

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