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La ville d’Essaouira, une référence dans le dialogue interculturel

La ville d’Essaouira, une référence dans le dialogue interculturel

Grâce à la volonté de SM le Roi Mohammed VI et à l’action des autorités marocaines, la ville d’Essaouira est devenue maintenant une référence dans le dialogue interculturel, a affirmé samedi la présidente de la Fondation Anna Lindh, Mme Elizabeth Guigou.

"Je trouve que depuis quelques années, grâce à la volonté de SM le Roi, à l’action des autorités marocaines et à l’action personnelle de M. André Azoulay, c’est une ville qui est devenue maintenant une référence dans le dialogue interculturel'', a souligné Mme Guigou dans une déclaration à la presse, en marge de sa participation à la 4ème édition du Forum euro-méditerranéen des Jeunes Leaders qui se poursuit jusqu'au 7 courant dans la cité des alizés, sous le thème ''réinventer la transmission, un défi du monde contemporain''.

''J’ai un attachement particulier à cette ville'', a-t-elle déclaré, ajoutant que la cité des alizés, qui connaît ''des réalisations magnifiques'', garde aussi son authenticité.

''La ville d’Essaouira et le Maroc sont chers à mon coeur. Je suis née au Maroc et j’y ai vécu 18 ans avant d’aller en France. J’y reviens chaque année plusieurs fois. Donc, le Maroc est dans mon coeur, c’est mon pays de coeur !'', a-t-elle lancé.

Evoquant le 4è Forum euro-méditerranéen des Jeunes Leaders, Mme Guigou a qualifié de "fondamental" ce qui se passe à Essaouira depuis quatre ans avec ce dialogue des jeunes auquel elle s’est dite ''très heureuse'' de contribuer avec la Fondation qu’elle préside.

Quand des jeunes parlent à d’autres jeunes, c’est là que la communication passe, et donc il faut leur donner des outils pour cela, comme le fait la Fondation à travers ses programmes, a-t-elle poursuivi. Des outils, a expliqué Mme Guigou, ''pour aider dans le débat public, pour apprendre à s’écouter, à se parler et à se comprendre, pour lutter contre tous les messages extrémistes qui passent beaucoup par internet maintenant''.

Pour Mme Guigou, c’est cette oeuvre que la Fondation essaie de mener, et ici à Essaouira, ''j’ai chaque fois constaté que le dialogue se fait'', a-t-elle soutenu, tout en formulant deux propositions pour renforcer ce dialogue.

→ Lire aussi : Essaouira : Rencontre sur l’initiative marocaine d’autonomie en tant que choix stratégique pour mettre un terme au conflit artificiel autour de la marocanité du Sahara

La première proposition porte sur la création d’«un passeport des talents» pour lutter contre la fermeture, faisant observer qu'en Europe, ''on se ferme beaucoup et c’est une tendance mondiale de fermeture", a déploré Mme Guigou, notant que même s’il est important de communiquer sur internet, comme le fait la Fondation Anna Lindh à travers sa participation au programme «Erasmus + virtuel» pour que des jeunes puissent communiquer sur la Toile, rien ne peut remplacer le contact personnel.

Et d'ajouter qu'il faut donc assurer la mobilité : plus on contrôle les frontières pour des raisons de sécurité et cela se comprend, plus il faut assurer la mobilité et donc le passeport des talents pour renforcer les échanges, a-t-elle estimé.

Dans ce cadre, elle a indiqué que sa deuxième proposition va justement dans ce sens en vue d’aider davantage ces jeunes qui s’engagent dans les mouvements associatifs et dans la société civile.

''Moi je milite en Europe pour que dans le budget européen, on ait un Erasmus associatif (pour les associations) pour permettre à des jeunes non seulement de passer deux ou trois jours ou de venir à des colloques mais, de venir en Europe pour les jeunes du Sud, et pour les jeunes Européens de venir au sud et à l’est de la Méditerranée pour y passer plusieurs mois et être dans des structures associatives, des universités, ou dans des lieux où on travaille, où on étudie et où on apprend la langue de l’autre'', a ajouté Mme Guigou.

''J’espère qu’on va pouvoir y arriver. Il faut que l’on explique cela davantage. C’est très bien ce que l’on fait avec la Fondation et nos différents programmes, mais il faudrait du temps'', a-t-elle conclu.

Organisé par l’ambassade de France au Maroc, en collaboration avec la Fondation Anna Lindh, les associations «Essaouira-Mogador», et «Marocains Pluriels», et plus récemment la Fondation Sekkat, ce forum se fixe pour mission «de former un réseau méditerranéen de jeunes décideurs, venus du Maroc, mais également d’autres pays du pourtour méditerranéen et d’encourager l’échange».

Ainsi, plus de 200 jeunes à fort potentiel sont réunis dans la cité des alizés autour de leaders français et marocains influents dans leurs domaines pour échanger sur les enjeux de la transmission de l’information et des savoirs et d’évoquer les questions du religieux, de l’engagement et des stéréotypes de genre.

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