Le Maroc, un modèle de progrès dans la lutte contre la mortalité infantile

Les disparités en matière de santé continuent de marquer les sociétés, le Maroc se distingue par ses avancées notables dans la réduction de la mortalité infantile. Selon les données récentes publiées par les Nations Unies, le Maroc a réalisé des progrès considérables au cours des trois dernières décennies, illustrant l’efficacité de ses politiques de santé publique.

En 1990, le Maroc enregistrait un taux alarmant de 81 décès pour 1 000 naissances vivantes chez les enfants de moins de cinq ans. En 2022, ce chiffre a été réduit à 17, témoignant d’une amélioration significative de la survie infantile. Cette évolution positive s’inscrit dans le cadre des efforts soutenus du pays pour améliorer les soins maternels et infantiles, notamment à travers la formation du personnel médical, l’élargissement de la couverture vaccinale et l’introduction de traitements efficaces contre les maladies infantiles mortelles.

Le rapport de l’ONU IGME souligne que le Maroc a surpassé la moyenne mondiale en matière de réduction de la mortalité infantile, une réalisation qui reflète l’engagement du pays envers les Objectifs de Développement Durable (ODD). Cependant, malgré ces avancées, le rapport met en lumière les inégalités persistantes à l’échelle globale. Alors que la mortalité infantile a diminué de plus de 50 % depuis l’an 2000, passant de 10,2 millions à 4,9 millions de décès annuels, les régions d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud portent encore le fardeau de près de 80 % de ces décès, dont la moitié concerne les nouveau-nés.

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Le risque de mortalité chez les enfants issus des pays les moins développés est 80 fois plus élevé que dans les nations les plus prospères, une statistique qui interpelle et qui appelle à une action internationale concertée. Le rapport exhorte à une attention accrue aux soins péri-nataux et durant le premier mois de vie, période critique où surviennent la majorité des décès néonatals. Il insiste également sur la nécessité de collecter des données plus précises pour cibler et réduire les inégalités qui minent les progrès en matière de santé infantile.

Parallèlement, une étude parue dans The Lancet prédit une diminution de la population mondiale d’ici 2100, à l’exception notable de certains pays en développement. L’Afrique subsaharienne, en particulier, devrait représenter la moitié des naissances mondiales, annonçant un changement démographique majeur. Les pays riches seront confrontés au défi d’une population vieillissante, tandis que les nations en développement verront leur population jeune et croissante. Cette dynamique démographique soulève des questions cruciales sur l’équilibre des populations et les politiques de santé futures.

Le Maroc, avec sa trajectoire encourageante, offre un exemple de ce qui peut être accompli avec des politiques de santé publique bien conçues et mises en œuvre. Son expérience pourrait servir de modèle pour d’autres nations cherchant à surmonter les obstacles à la santé infantile et à construire un avenir où chaque enfant a la chance de vivre et de prospérer.

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