Le Maroc, une niche d’expressions culturelles et artistiques plurielles

Le Maroc

Le Maroc a été toujours une niche d’expressions culturelles et artistiques plurielles, diverses et uniques, qui se sont développées dans des structures traditionnelles, a indiqué, jeudi à Rabat, le ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laaraj.

Malgré le fait que le patrimoine immatériel a connu les mêmes changements que les structures traditionnelles, la sonnette d’alarme a été déclenchée lorsque les formes artistiques traditionnelles risquaient de disparaître, ajouté Laaraj lors d’une conférence internationale sur le sort des formes artistiques vivantes, organisée par l’Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), en partenariat avec l’Institut Supérieur d’Art Dramatique et d’Animation Culturelle.

Des efforts sont en cours de déploiement au niveau législatif, politique et celui de la planification, notamment en ce qui concerne le réseau des festivals culturels patrimoniaux, pour mettre en place des mesures urgentes visant la protection et la valorisation du patrimoine immatériel, ainsi que son insertion dans le processus du développement inclusif, a-t-il ajouté.

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Dans ce contexte, Laaraj a relevé que son département a oeuvré cette année pour la mise en place de l’Observatoire du patrimoine culturel immatériel dans le but de procéder, dans un premier temps, à l’inscription des autres composantes de ce genre du patrimoine dans la liste nationale, avant de les insérer sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.


De son côté, Rachid Mountassir, directeur de l’Institut Supérieur d’Art Dramatique et d’Animation Culturelle, a mis en avant la diversité culturelle, linguistique et géographique des les formes artistiques vivantes, se félicitant de l’hommage rendu, à cette occasion, au professeur de théâtre, Mohammed Badri.

Pour sa part, Ahmed Boukous, recteur de l’Institut Royal de la Culture Amazighe (IRCAM), a indiqué dans une déclaration à la MAP que ces formes artistiques ayant fait l’objet de ces deux journées d’études ont une liaison étroite avec la culture de la périphérie et du milieu rural, devenant ainsi sujet d’une recherche scientifique pensée.