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Le cabinet de May s’inquiète des amendements parlementaires visant à mettre en pause le Brexit

Le cabinet de May s’inquiète des amendements parlementaires visant à mettre en pause le Brexit

Les services de la Première ministre britannique, Theresa May, s'inquiètent des projets d'amendements parlementaires visant à suspendre l'article 50 du traité de l'Union européenne et, partant, mettre en pause le processus du Brexit, croit savoir dimanche "The Sunday Times".

Selon le quotidien britannique, le cabinet de Mme May est préoccupé par ces "complots" menés par un groupe parlementaire conduit par le député conservateur rebelle, Dominic Grieve.

Un autre groupe trans-partisan de députés souhaite déposer un texte visant à forcer la cheffe du gouvernement à retarder la sortie de l'UE, prévue le 29 mars prochain, si un accord n'est pas trouvé d'ici fin février.

Selon le Sunday Times, la PM britannique veut proposer un traité bilatéral à l'Irlande, qui enlèverait du Traité de retrait la solution très critiquée du "filet de sécurité" en empêchant par d'autres moyens le retour d'une frontière terrestre en Irlande.

→ Lire aussi : Brexit: Theresa May juge “impossible” d’écarter le scénario d’un “no deal”

"Si le gouvernement ne parvient pas à un accord (...) nous devons suspendre l'article 50 pour une période donnée afin de pouvoir forger un consensus et nous préparer davantage à la sortie", a expliqué à Skynews la députée conservatrice Nicky Morgan qui rejette tout "coup" contre le Brexit.

"Les députés qui font leur travail ne sont pas des conspirateurs", a insisté, de son côté, le député Hilary Benn, à la tête du comité chargé du Brexit à la Chambre des Communes, soulignant qu'il s'agit plutôt de tentative "de trouver une solution à la pagaille créée par la Première ministre".

Du côté du Downing Street, une porte-parole a rappelé que "le peuple britannique a voté pour quitter l'Union européenne et il est primordial que les élus politiques respectent ce verdict". "Toute tentative visant à retirer le pouvoir du gouvernement à remplir les conditions légales d'une sortie ordonnée en ce moment historique est extrêmement inquiétante", a-t-elle dit.

La Première ministre britannique s'entretiendra par téléphone dimanche avec ses ministres qui continuent à être divisés sur le Brexit, entre partisans d'une séparation douce avec l'UE et défendeurs d'une rupture brutale.

Lundi, la dirigeante conservatrice devrait préciser aux députés comment elle compte sortir de l'impasse, après le rejet massif de son accord négocié avec Bruxelles, le 15 janvier à la Chambre des communes.

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