Le Maroc poursuivra ses efforts de solidarité avec ses frères du Mouvement des non-alignés

 Le Maroc poursuivra ses efforts de solidarité et de développement avec ses frères du Mouvement des non-alignés, et ce afin de renforcer la coopération pour la paix et la prospérité, a souligné, jeudi à Bakou à Azerbaïdjan, la Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mounia Boucetta. 

La réalisation des aspirations communes « dépend des efforts constructifs dans la mobilisation des énergies de notre mouvement pour contribuer à trouver des solutions pacifiques aux conflits internationaux et régionaux dans le cadre du respect des principes et fondements du mouvement », a affirmé Mme Boucetta qui s’exprimait lors de la 18ème conférence ministérielle du mouvement des non-alignés, tenue sous le thème « Promotion de la paix et la sécurité internationales pour le développement durable ».

Étant l’un des importants piliers des principes de Bandung, la solidarité contribue à la création d’un espace de démocratie, de paix et de justice, a-t-elle indiqué, soulignant l’importance de renforcer la coopération internationale y compris la coopération Sud-Sud. Le Maroc insiste sur la nécessité de renforcer l’action commune afin de réaliser le développement durable dans ses trois dimensions et de trouver les solutions efficaces aux problèmes que connaît le monde, en particulier les questions urgentes telles que la paix, la sécurité et le développement humain, a-t-elle martelé. Mme Boucetta a salué, à cet égard, le choix du thème de cette conférence ministérielle, estimant que la paix et la sécurité sont liées à l’engagement du mouvement des non-alignés, depuis sa création, à réaliser un développement global, et ce à travers son attachement aux valeurs de la paix, en se basant sur le principe du règlement pacifique des conflits internationaux et régionaux, le respect de la souveraineté des Etats, de leur indépendance politique ainsi que de leur intégrité territoriale, conformément aux dispositions de la charte des Nations Unies.

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« L’intérêt accordé par notre mouvement à la relation étroite entre +la paix et la sécurité internationales+ et le +développement durable+ trouve son fondement dans la philosophie des principes historiques de Bandung qui constituent les bases de la politique étrangère de ses membres », a-t-elle poursuivi. Ce mouvement a toujours eu recours à ces principes pour gérer les menaces qui entravent à la fois le rétablissement de la paix et de la sécurité internationales et le développement durable, a-t-elle rappelé. Ce sont des menaces imposées par les crises politiques et économiques mondiales et leurs effets sociaux soudains qui contribuent à l’exacerbation de la pauvreté et de la précarité, a expliqué la secrétaire d’Etyat, citant, à cet égard, les changements climatiques, la migration clandestine, les différentes formes de contrebande et du crime organisé transfrontalier et la complicité entre les mouvements séparatistes armés et les réseaux terroristes, ainsi que le trafic d’armes de destruction massive.

Lier entre les questions de la paix et de développement est actuellement un objectif stratégique, une nécessité politique et économique et un outil de stabilité, de progrès et de développement humain, a-t-elle ajouté, soulignant que ceci nécessite, du mouvement des non-alignés, à l’instar des groupements régionaux, une intensification et coordination des efforts pour relever les défis majeurs, tels que le terrorisme et l’instabilité économique. Cela requiert également le développement de nouvelles formes de gouvernance régionale, basées sur l’intégration, servant les intérêts de toutes les parties et reposant sur des mécanismes renouvelés qui soutiennent le développement humain, l’intégration économique et l’ouverture démocratique, a-t-elle ajouté. En dépit des acquis qu’il a réalisés, le Mouvement est appelé à déployer davantage d’efforts pour remédier aux insuffisances, notamment concernant l’accompagnement et l’adaptation aux évolutions accélérées, qu’il s’agisse de mécanismes de règlement des conflits, de techniques de médiation et de soutien au processus de paix ou de moyens garantissant la réussite des objectifs du développement durable, selon Mme Boucetta.

« Le Royaume du Maroc met l’accent sur la nécessité de mobiliser les moyens de concrétiser ce programme ambitieux, pour assurer le financement de l’agenda 2030 du développement durable, et de déployer des efforts pour une mise en œuvre correcte et efficace », a-t-elle dit.  Elle a fait savoir, par ailleurs, que le Maroc place le renforcement de la solidarité avec les pays africains au cœur de sa politique étrangère, traduisant ainsi les principes et objectifs du mouvement des non-alignés, et ce en apportant des solutions efficaces aux problèmes de paix et de sécurité en Afrique. Le Royaume a adhéré, avec responsabilité, aux efforts pour construire et renforcer un partenariat mondial en faveur des objectifs du développement humain et du développement durable qui constituent un axe de la politique de coopération Sud-Sud, a poursuivi Mme Boucetta. Le Maroc a aussi œuvré pour contenir les conflits régionaux dans le continent africain, à travers sa participation à de nombreuses opérations de maintien de la paix de l’ONU et l’accompagnement des efforts de cette organisation pour s’adapter aux mutations internationales, a-t-elle souligné.

Elle a, dans ce sens, affirmé que les dernières visites effectuées par SM le Roi Mohammed VI dans certains pays africains est l’exemple éloquent de l’orientation audacieuse du Maroc visant le développement d’un modèle innovant et réel de la coopération Sud-Sud, basé sur le partage des connaissances, des compétences, des expertises et des ressources, tout en réalisant des projets de développement dans un cadre de coopération bilatérale ou tripartite. Sur un autre registre, Mme Boucetta a réitéré le soutien du Royaume à l’Autorité nationale palestinienne dans la gestion de l’étape « délicate » de l’histoire de la cause palestinienne, insistant sur le droit du peuple palestinien à établir un Etat indépendant avec comme capitale Al Qods Al Charif.

Concernant le Maghreb arabe, elle a relevé la situation difficile qui subsiste dans cette espace en raison du manque de la coordination politique, de la faible intégration économique et de la précarité de la coopération sécuritaire dans un contexte de menaces sécuritaires accrues. Elle a, dans la même veine, mis en avant l’adhésion du Royaume aux efforts des Nations Unies, pour trouver une solution politique au conflit régional sur la question du Sahara marocain, et ses réactions positives aux résolutions du Conseil de sécurité en vue de parvenir à un consensus politique à travers l’initiative marocaine d’autonomie, soutenue par la communauté internationale et qui se veut une proposition « sérieuse et réaliste » pour résoudre ce conflit factice. Elle a, par ailleurs, réitéré la volonté du Maroc de continuer de travailler, avec sincérité et détermination, aux côtés du Secrétaire général de l’ONU et de son envoyé personnel pour le Sahara, Horst Kohler, afin de parvenir à un règlement politique définitif respectant la souveraineté et l’intégrité territoriale du Royaume et se basant sur l’initiative marocaine d’autonomie.

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