Crise du transport urbain : Appel à la mobilisation des Casablancais

M'dina bus

Par Yasmine El Khamlichi

La Fédération de la gauche démocratique (FGD) tire à boulet rouge sur les autorités locales de Casablanca, qu’elle accuse de « nonchalance » et d’ « insouciance », sur la toile. Elle appelle les citoyens à se mobiliser pour dénoncer les dysfonctionnements que connaît la gestion du transport urbain.

Le transport urbain à Casablanca est un véritable calvaire. Les casablancais en souffrent au quotidien. Réduction du nombre de bus en service, véhicules en situation déplorable…la situation s’empire de jour en jour. Le contrat de gestion déléguée du service de transport collectif entre M’dina Bus et le conseil de la ville de Casablanca arrivera à échéance fin octobre. Toutefois, aucun nouveau successeur n’a été désigné jusqu’à présent.

Pour sa part, la Fédération de la gauche démocratique (FGD) ne cesse de dénoncer cette situation « catastrophique » depuis juillet dernier. Cette dernière a dressé un bilan sombre de l’état du transport urbain à Casablanca.

La cause des maux du transport urbain, pour cette coalition de gauche, revient en principe à « la gestion déléguée du transport par autobus » et préconise, en revanche, le retour à «une forme de gestion publique».

Selon la même source, M’dia Bus, le délégataire privé actuel transporte chaque jour, « plus d’un million de passagers dans des conditions dégradées ». La FGD qualifie ainsi le transport urbain de « cauchemar pour les casablancais ». « 89% des bus sont usés », selon le bilan de la FGD, qui résume de 15 ans de gestion déléguée en « une erreur stratégique ».


En outre, il suffit de se sortir de chez soi à Casablanca pour voir l’état « lamentable », dans lequel se trouvent les bus de métropole, qui mettent en péril la vie des citoyens chaque jour.

Sur la toile, la Fédération a appelé les casablancais, avant-hier, à se mobiliser pour mettre fin à « la gestion déléguée du transport par autobus », tout en accusant les autorités et les élus locaux de « nonchalance » et d’ « insouciance ».