Oukacha : La nuit où des mutins ont tenté de s’évader

La soirée du jeudi 28 juillet aura marqué les esprits des Casablancais. En effet, une fumée opaque s’est élevée au dessus de la prison civile Oukacha et plus précisément au Centre de Réinsertion des Jeunes, situé à l’arrière du Bâtiment tirant la sonnette d’alarme sur le centre qui était en feu. Une peur panique s’est emparée des familles des détenus qui se sont entassées devant les locaux en question après trois fortes explosions émanant de l’enceinte de la prison.

Profitant de l’agitation et de l’intervention de l’équipe de la protection  civile qui est accourue, certains prisonniers se seraient emparés du camion citerne pour défoncer le portail principal de la prison sauf que la tentative a été avortée grâce aux forces de l’ordre et du renfort qui sont intervenus rapidement. Toutefois, le désordre régnant a entraîné plusieurs dégâts matériels notamment des véhicules incendiés au sein du centre de rééducation Ain Sebâa de Casablanca entre autres le bus du ministère de la Justice. L’incendie qui a éclaté vers 19h30 aurait engendré l’asphyxie de neuf pensionnaires du centre pénitentiaire qui ont été transférés à l’hôpital Mohammed V à Hay Mohammadi.

Devant cette mutinerie montée et déclenchée par de jeunes détenus, les forces de l’ordre ont dû tirer à balles réelles et utiliser des bombes lacrymogènes comme relayé par notre confrère L’Economiste pour rappeler à l’ordre les jeunes rebelles.

L’Administration pénitentiaire, quant à elle, a publié dans la soirée un communiqué où il est dit que « les meneurs, qui ont organisé cette opération minutieusement étudiée, une fois sortis des cellules, ont tenté de forcer la porte en bois du dépôt d’armes, mais ils n’ont pas réussi à casser la serrure. Ils sont sortis dans la cour et ont brûlé un véhicule de transport pénitentiaire, jetant des pierres aux fonctionnaires, dont certains ont été légèrement blessés ».


Une enquête sera ouverte pour identifier les responsables de cette insurrection.