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Politique de vaccination : L’autre exception marocaine

Si la crise sanitaire a mis le monde face à ses limites et que rares sont les pays qui en ont fait une opportunité en cette période cruciale, le Maroc, lui, a fait montre de génie dans une conjoncture fort éprouvante pour tous. En effet, la gestion de cette pandémie est la meilleure illustration du génie de la stratégie royale proactive, audacieuse et surtout chargée de challenges.

Dans l’ordre des choses du combat contre le virus, le Maroc a hissé haut le drapeau du Royaume dans son combat pour le vaccin. Et c’est là encore un défi relevé haut les mains par le Royaume, au moment où la vaccination contre la Covid-19 a perturbé bien des États, sur les plans idéologique et logistique. Preuve en est les manifestations hebdomadaires anti-vaccination en France.

De ce fait, l’expérience marocaine est l’une des plus réussies en matière de vaccination alors que les pays les plus riches, les plus puissants et les plus influents trouvent du mal à gérer leurs opérations. Un autre motif de fierté est que le Maroc a été le premier pays au monde à lancer une campagne de vaccination nationale gratuite.

Il est vrai que l’incertitude voire la peur et le stress ponctuent nos vies à certains moments. Il est vrai que nous passons par des moments où des fois nous sommes suspendus aux courbes des contaminations et des décès, coupant le souffle devant les bilans quotidiens. Il est vrai que la capacité de nos hôpitaux a été, plusieurs fois, dépassée. C’est alors que convaincu que c’est dans la crise et la difficulté que l’on évalue ses atouts et ses compétences que le Royaume s’est érigé en modèle de bonne gestion de la pandémie en élargissant la capacité d’accueil au sein des établissements hospitaliers, en installant des hôpitaux de campagne équipés en lits de soins intensifs et de réanimation atteignant les 1.400 unités pour soulager le système hospitalier des villes.

Une vaccination pour tous

Et on en arrive à un autre nerf de la guerre de la pandémie qui n’est autre que l’oxygène médical. Pour faire face à toute pénurie, le pays s’est doté de 36 nouveaux générateurs d’oxygène pour couvrir les différentes régions afin de satisfaire la demande et répondre aux besoins des unités de traitement contre la Covid-19. C’est dire que la campagne de vaccination couronne le tout puisque dès le début de la pandémie, le ton a été donné par Sa Majesté le Roi, ayant l’œil à tout. Pour cela, tous les moyens étaient mis en place pour faire face au virus.

Le mécanisme a été déclenché sur tous les tons et le pays a ainsi pris une longueur d’avance sur les pays européens. D’ailleurs, faut-il rappeler que le Royaume est le premier pays africain à avoir lancé gratuitement sa campagne de vaccination ?

Un exploit en amenant un autre, il faut dire que la campagne de vaccination est une autre victoire du pays sur le virus qui a déjà touché 1 million de personnes, causant le décès de quelque 13.729 personnes. Bien entendu, des pics rythmaient ces temps graves tant et si bien que le dernier que le Royaume a enregistré a eu lieu notamment entre juillet et août 2021, conjuguant la peur au pluriel parmi les citoyens angoissés. Toutefois, la vaccination est source de sécurité et de sérénité dès son lancement. Et les faits et actes affirment qu’au-dessus de tout éloge, le Maroc avance et évite le pire, en tout bien tout honneur grâce une gestion efficace et proactive de la crise pandémique et de ses suites. Et c’est ainsi que rigueur et détermination chevillées au corps, les autorités sanitaires marocaines se sont mises à pied d’œuvre pour réussir l’opération d’une large vaccination défiant, pour ainsi dire, les retards des livraisons causés essentiellement par une perturbation du trafic aérien partout dans le monde. Dès lors et depuis le lancement de la vaccination, à savoir le 28 janvier 2021, à aujourd’hui, on comptabilise un total de 37 millions de doses administrées avec 0% de taux de déperdition. Avec 20.561.862 personnes ayant reçu la première dose et 18 millions complètement vaccinés, le taux avoisine les 50% de la population ciblée.

Et comme dans toutes les causes nationales où tous les citoyens sont mobilisés, le combat est Un : élargir la vaccination afin de contenir la pandémie. Le Maroc s’est donc levé d’un même pied pour éviter le pire scénario aux populations et ce en mettant à proximité des centres de vaccination œuvrant, sans relâche, et veillant au bon déroulement de cette opération qui a, dès le premier jour, fédéré tous les Marocains.

Aujourd’hui, on ne peut qu’être enthousiastes et optimistes devant le taux des personnes ayant bénéficié des deux doses et qui est proche de 77%, ce qui nous rapproche bel et bien de l’immunité collective. Concernant le nombre d’analyses effectuées, il est approximativement à 8.510.851.

Vaccination des jeunes, une réussite à nulle autre pareille

C’est dans ce sens que le Maroc, qui a reporté la rentrée scolaire au 1 er octobre 2021, a vu nécessaire de lancer une campagne de vaccination qui vise plus de 3 millions d’élèves, âgés entre 12 et 17 ans, l’objectif étant de prévenir les contaminations à la rentrée.

Dans la même veine, plus d’un million d’élèves ont reçu la première dose du vaccin anti Covid-19 dans pas moins de 700 centres, en date du 15 septembre. 798.561 élèves ont reçu la première dose du vaccin anti-Covid, soit 455.357 vaccinés avec une dose Pfizer (57%) et 343.204 avec une dose Sinopharm (43%) entre le 31 août et le 13 septembre 2021, d’où 50% de la population cible âgée de 12-17 ans, cette tranche d’âge en plus des adultes étant la priorité du planning vaccinal qui avancera sur deux lignes parallèles. C’est pourquoi le ministère de la Santé, qui fait de la vaccination des personnes âgées à pathologies diverses une urgence, mise sur un taux très satisfaisant d’ici le début du mois d’octobre. Par ailleurs, le Comité scientifique n’a pas encore tranché pour prendre une décision concernant la vaccination des enfants âgés de 3 à 11 ans qui fait débat aujourd’hui au Maroc.

Sur un autre registre, et dans une approche inclusive d’une campagne qui n’exclut personne, les autorités ne ménagent pas d’effort pour toucher les SDF, les enfants non-scolarisés et toutes les personnes qui ne disposent pas de documents d’identification qui sont concernés aussi.

LIRE AUSSI : Covid-19: l’UE dispose de suffisamment de doses pour vacciner 70% de sa population adulte

Bien entendu, la question des réserves et la suite de la campagne de vaccination ne se pose plus aujourd’hui puisque nous sommes à plus de 47,3 millions de doses reçues dont 37, 2 millions qui ont déjà été injectées. Le Maroc dispose ainsi, à valeur d’aujourd’hui, d’un stock de plus de 10 millions de doses. Et les autorités sanitaires peuvent ainsi continuer le travail entrepris avec la même cadence pour atteindre 30 millions de vaccinés d’ici décembre 2021, en espérant retrouver le cours normal de façon progressive.

Veillant aux détails de l’opération, les autorités garantissent le bon déroulement de l’opération, l’approvisionnement et le maintien des vaccins qui se font dans des conditions et selon des normes conformes à la préservation des vaccins qui sont au cœur d’une guerre économique mondiale. Pour précision, les personnes ayant eu une première dose de Sinopharm auront leur deuxième dose du même vaccin, ce qui s’applique bien entendu aux autres vaccins aussi.

A coup sûr, le Royaume peut se targuer d’avoir usé d’une stratégie de vaccination maîtrisée et réussie. Mais pour finir, le coup de sifflet final n’est pas donné et le leadership entrepris par Sa Majesté dans la gestion de la crise pandémique continue de hisser le drapeau du Royaume. C’est la consécration d’un Maroc faisant bonne garde, qui s’est bien taillé sa place à l’international et qui se veut pionnier dans sa vocation de pourvoyeur de sécurité sanitaire au sein de son environnement régional et continental. Le Maroc continue ainsi sa course de leadership et fait de la crise des opportunités pour développer ses compétences et mettre en emphase ses atouts.

Souad Mekkaoui

Souad Mekkaoui est la Directrice de la Rédaction de « Maroc diplomatique ». Une passion pour l’écriture et un irrésistible désir de communiquer. Auparavant professeur de langue française, écrivaine et aujourd’hui journaliste en charge de « Maroc diplomatique » dans ses versions écrite et numérique, Souad Mekkaoui, auteure de Plus forte que la souffrance et Femmes au purgatoire, elle est aussi une femme engagée avec sa plume contre les abus de tous genres, sociétaux et moraux. Son style s’inspire de l’impertinence, il nous livre en revanche une vision pertinente des choses, il questionne…

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